| |
|
| |
|
Mars 2009
Josef Lochet,
dévoile son âme de baroudeur
De port en port, de mer en mer,
Josef Lochet a traversé les continents, rencontré les gens, exercé différents
métiers sans jamais penser à s'arrêter jusqu'à sa retraite et le retour dans son
pays natal.
| | |
|
| |
|
" Je
suis né le 24 janvier 1934 à la gare de Mauron. Enfin, pas à la gare dans une
maison à côté. A l'époque, les trains circulaient encore. Dans le quartier, on
avait un moulin, quatre bars, une scierie, un atelier de mécano et une épicerie
" se souvient Josef, qui insiste qu'on écrive son prénom avec un " f " au
lieu de " ph. " C'est plus facile, j'ai toujours écrit comme ça. Il ne faut pas
se compliquer la vie. " En écoutant le récit de ses aventures on
comprend que cette phrase n'est pas seulement pour l'orthographe.
| |
|
| |
|
| |
|
" A quoi bon se compliquer la vie
!"
Maria Dandin, la mère de Josef venait du Gretay en Mauron. Son
père Eugène Lochet était Mauronnais, mais aux origines de Concoret et plus
précisément de Comper.
"
Nous étions quatre enfants : ma grande soeur Marie-Thérèse aujourd'hui
Mme.Mazac, puis Agnès ma seconde soeur, mon frère Michel et moi, le plus
jeune."
| | | |
|
| |
|
| |
|
Pour se
rappeler de ce temps, Josef est venu avec beaucoup de photos.
Les clichés de sa famille,
ses amis, des pays qu'il a visités et de Mauron. " Avant, j'avais plein de
cartes postales de Mauron. Ma mère tenait une épicerie-café dans le centre
de Mauron, après la fermeture, il est resté tellement d'images. J'en ai données
beaucoup et j'en ai jetées pas mal, elles étaient trop
abîmées."
| |
|
| |
|
| |
|
| |
|
"
J'ai vécu à la gare jusqu'à mes 12 ans. Ici, c'est un photo avec
mes camarades de l'école, en septemebre 1943.
"
| |
|
| |
|
| |
|
| |
|
"
Là, c'est une photo du collège. Je partais à Ploërmel en train avec ma valise et
je revenais pour Noël, Pâques et les grandes vacances.
"
| |
"
Sur cette photo, je suis avec les gars de d'un groupe de musique de Paimpont, on
est allé à Saint-Malo. J'étais boulanger à Paimpont et je les connaissais. "
| |
|
| |
|
Le
premier métier que Josef a appris était celui de boulanger. " J'étais
apprenti chez Aimé Maudieu. A l'époque, il y avait cinq boulangeries à
Mauron."
Les années 50
| |
|
| |
|
| |
|
"
Nous sommes allés avec l'Indépendante de Mauron en excursion à
Saint-Michel. Des cars réguliers reliaient Mauron et Rennes. C'était dans
les années cinquante. "
| |
|
| |
|
| |
|
Dans
l'album photo des ces années, la grande majorité d'images de Josef date de
l'armée.
" Et oui, j'étais dans
l'armée de septembre 1954 à février 1957. J'étais dans l'aviation, mais toujours
au sol. Ils disaient que nous étions des opérateurs de détections radio
magnétiques. "
Pendant cette période, Josef
visite Toulouse, Etampes, Vittel, Contrexville et d'autres communes où l'eau
coule à flot. " Et pourtant dans nos gamelles, c'est le pinard qu'on buvait
le plus. " Dans le cadre de son service militaire il est allé aussi à
Saint-Valery en Caux.
| |
|
| |
|
| |
|
"
Après mon service militaire, j'ai repris le métier de boulanger, d'abord chez
Blanchard à Mauron puis chez Izel à Plouer sur Rance.
"
Les années
60
| |
|
| |
|
| |
|
| |
|
Dès 1958
et jusqu'à 1965, une multitude de photos sont prises sur le bateau. Josef est
boulanger pour la Marine marchande.
" Je travaille pour la
compagnie Delmas-Vieljeux. Voici un de ses bateaux. On partait en Louisiane, sur
les côtes du Cameroun et d'Angola. Sur un autre bateau de cette compagnie,
j'avais un copain de Mauron : Jean Lorey.
"
| |
|
| |
|
| |
|
" Là
ce sont les photos du baptême de la ligne. Tous ceux qui passaient
l'Équateur pour la première fois étaient barbouillés comme ça. "
| |
|
| |
|
| |
|
Josef après avoir navigué
plusieurs mois sur les mers et océans revenait pour quelques semaines de congés
à Mauron.
" Une
fois, c'était en 1962 je suis venu avec une guenon du
Gabon. Non, ce n'est pas une blague. A Mauron, quelques-uns s'en souviennent encore. Je l'avais
récupérée au port parce qu'elle mordait. Mais elle mordait que les
femmes. Nous sommes venus à Mauron en avril. Et comme elle avait froid, elle
dormait dans un fournil de boulanger. Quand je me promenais avec elle les gens
venaient nous voir, surtout les enfants. Ensuite, on l'a placée au Jardin des
plantes à Rennes. "
| | | |
|
| |
|
| |
|
Une fois
son engagement sur les bateaux terminé, il a été employé par la mairie de Paris.
Dans son appartement, un
diplôme de remerciement " pour 19 ans passés au service de la mairie de
Paris", tamponné par le Président de l'époque Jacques Chirac, est accroché
au mur.
| |
|
| |
|
| |
|
| |
|
Jusqu'à
1994, Josef Lochet a vécu à Paris. Il revenait parfois à Mauron, comme sur cette
photo " pour les 50 ans de l'Indépendante. Ici, il y a Ange Gicquiaux,
Pierre Doublet, Paul Duval et Léon Gicquel. "
" Pour la retraite, j'ai
décidé de revenir à Mauron. Je me suis inscrit en 1995 au club de palets. J'ai
retrouvé mes vieux copains : Aimé Maudieu, Ange Gicquiaux et
d'autres."
| |
|
| |
|
| |
|
"
Là, je suis avec les amis chez Ramel à jouer à la belote. C'était un café
à côté de la poissonnerie. Maintenant il est fermé. "
| |
|
| |
|
Le 16 janvier 2004, Josef a
déménage au foyer logement les Clos dorés, où nous l'avons rencontré. " Je
suis un célibataire endurci. L'entretien d'une femme coûte trop cher. "
Au foyer, il se plaît. Les
animations ne manquent pas. Et surtout, tous les jours il rencontre son
animatrice préférée Marie-Hélène. Les yeux que pour elle, il affirme " elle
est vraiment formidable. Elle fait tout pour nous. "
| | | |
|
| |
|
Quant
aux médailles, aux distinctions, " je n'en ai jamais eu. Parfois, quand je
sors avec les copains j'accroche les pin's, ça fait sérieux " rigole Josef,
qui déjà glisse ses photos dans les enveloppes, trop pressé pour aller voir
ailleurs.
| |
|
| |
|
| |
|
| |
|
| |