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Mai 2009
Les passeurs
de mémoires du pays de Mauron
Savoir perpétuer la mémoire d'un
pays n'est pas une mission simple et pourtant quelques-uns à Mauron s'y
investissent.
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Voici sept ans, une équipe :
la commission patrimoine, a été mobilisée pour réaliser l'inventaire du
patrimoine.
Cette mission a été entreprise
par une équipe de onze personnes en avril 2002 après à la décision prise par le
conseil municipal de Jean-Marie Desgrées du Loû. Ces personnes issues de
différents tissus de la société locale ont listé le patrimoine au sens large du
terme : archéologie, artistes locaux, cartes et photographies,
démographie, histoire, manuscrits, nature, journées patrimoine, sociologie,
tourisme et ses circuits, architecture rurale, bocage et agriculture, industrie
et commerce. Voir la liste complète en
cliquant.
Depuis fin avril, ces
documents sont disponibles au public à la cyberbase du pays de Mauron.
Parmi les personnes
passionnées par l'histoire locale et qui font partie de cette commission, on
rencontre Gilles Montgobert, Marcel Baudic et Christine de Joux. Nous allons
nous arrêter un instant sur ces personnes, car ces dernières semaines elles ont
animé plusieurs rendez-vous consacrés au patrimoine local.
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Gilles Montgobert est engagé
depuis trente-trois ans dans la sauvegarde de la mémoire du patrimoine local, il
a animé de nombreuses associations. Sans être originaire du pays, il a toujours
oeuvré avec cette philosophie : " l'environnement, les gens qui y habite
m'intéressent. Souvent, je me pose la question que fais-je ici, quelle est
ma place. C'est une question qu'on se pose tous. Pour avoir la réponse, il faut
s'interroger sur le patrimoine qui nous entoure, aussi bien son
architecture, la sociologie, l'écologie. Il est surtout important de ne pas
oublier que cette région a une identité : rurale, agricole. Une origine qui doit
être reconnue et gardée pour la qualité de vie. "
Gilles Montgobert se
documente régulièrement par le collectage de l'information sur le terrain et
aussi en lisant tous les écrits qui parlent de Mauron. " J'ai connu
Anne-Marie Guillois, historienne, qui a réalisé des recherches importantes sur
Mauron. Elle m'a transmis de nombreux documents " confit-il.
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En avril, Gilles a donné une
conférence à l'Université du temps libre du pays de Mauron en Brocéliande sur le
thème " Les villages de Mauron. "
Gilles Montgobert a débuté
cette rencontre en
partant de l'histoire la plus lointaine dont les preuves sont apportées par les
recherches archéologiques réalisées sur le secteur. Voici quelques extraits de
cette intervention. Cliquez sur les caméras ou sur les images. ( Les
vidéos sont un peu en ombres chinoises car la salle a été aménagée pour le
diaporama. )
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Que racontait-il lors
de ce rendez-vous ?
L'histoire des chapelles
privatives de la commune de Mauron : du Plessis, de la Ville Davy, de la
chapelle du château de Ferron, qui a été détruit quelques part à cause des
superstitions. Il a aussi évoqué la construction autour des cafés du
village du Pont-Ruelland en 1891, de son école laïque et de la nouvelle chapelle
de Saint-Utel en 1911. Le village du Coudray Baillet, n'a pas été oublié et
sa chapelle édifiée par les bénévoles en 1852 en remplacement de celle de
Painfaux. Il a aussi rappelé que la chapelle de Sainte-Suzanne délivre de la
rage et des chiens enragés.
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Gilles Montgobert, assisté de Christine de Joux et de
Marcel Baudic ont présenté également l'architecture locale, où la pièce
principale avec la cheminée avait de petites ouvertures. Dans le mur de la
cheminée une niche a été creusée pour garder le sel. D'autres cavités se
trouvaient à proximité pour entreposer les casseroles.
Les bâtiments ont été construits directement sur la roche
existante du sol. Le mur a été monté avec la pierre du pays, terminé avec du
torchis. Les létaux étaient de différentes formes en pierre ou en bois. Parfois,
si un des enfants de la famille était prédestiné à la prêtrise, une croix
figurait dans le mur de la façade de la maison. Les fours ont été construits
à l'extérieur pour une utilisation commune. Actuellement, 94 fours ont été
recensés sur la commune de Mauron .
Dans ce pays, où les habitants il y a encore 50 ans parlaient
gallo, une " rue " signifiait en gallo plusieurs habitations sous le même
toit dans une longère. Chacune de ces maisons longères possédait un nom. Pour
exemple, le village Les Fumards comptait six maisons : La Chambre, Kirsa, Le
Paradis, La Grande Lande, Le Pâtis, La rue d'Haut. Avant la crise et l'exode
rural de 1870, la commune de Mauron était composée de nombreux villages.
Seulement au milieu du XXe siècle, le bourg de Mauron a pris de l'importance et
le nombre de ces habitants est passé de 900 à 1200.
Jusqu'à la fin du XIX e
siècle, seules les écoles gérées par des religieux existaient dans les villages.
En 1889, les écoles de la République sont créées . Cent ans plus tard aussi bien
ces écoles de religieux que laïques commenceront à fermer. L'école laïque au
Bois-de-la-Roche est fermée en 1970 en même temps que celle de Saint-Léry ( pour
anecdote sa dernière institutrice Marie-Louise Duno a laissé la clé sous le
paillasson ) au Pont-Ruelland la fermeture a lieu en 1979, au Coudray Baillet en
1986.
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Au cours
de cette conférence de deux heures, beaucoup d'animations ont apporté les
photographies de l'époque. Les personnes présentes dans la salle du centre
culturel, âgées de plus de 60 ans se retrouvaient sur certains des clichés et
commentaient la scène.
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Parmi ces anciennes photos, il
y en avaient de très anciennes de la première fanfare qui deviendra les
Cadets de Mauron, aussi des coiffes de Mauron,
celles d'avant 1905 et celles d'après, nommées Marie-Louise. Les photographies
des gens habillés en blouse dite de Mauron, ont été aussi
présentées.
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Cette
rencontre avec le patrimoine local proposée par Gilles, Marcel et Christine a
été très riche d'informations. Nous n'avons pas pu tout saisir. Mais vous avez
la possibilité de vous informer en allant à la médiathèque et en consultant
l'inventaire du patrimoine.
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Le 3 mai, la commission
patrimoine a organisé un nouveau rendez-vous cette fois dans le village du
Bois-de-la-Roche. La propriétaire du domaine privé du château du
Bois-de-la-Roche, Régine Gillard a ouvert les lieux au public et des visites
guidées ont été mises en place. Elles étaient animées par Marcel Baudic, qui a
présenté l'historique du château en se basant sur les données transmises par
Régine Gillard, Gilles Montgobert et d'Amand Boulé, ancien recteur du
Bois-de-la-Roche.
Voici quelques extraits de son intervention en vidéo,
cliquez sur la caméra ou sur l'image.
Et le texte sur l'histoire du
château communiqué par la propriétaire, cliquez sur la photo ancienne.
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