Cahier patrimoine
 
Mai 2009
 
Brignac dans les souvenirs des anciens
 
Nous avons rencontré Eugène, Marie, Yvonne, Marie, Joseph Georgette, Léa et Jeanne qui habitent dans le foyer logement Le Clos doré. Ils nous ont conté quelques épisodes de leur vie, parfois en lien avec Brignac.
 

 
" Je m'appelle Eugène Jan, Je suis né à Illifaut en 1923. Après je suis venu à Brignac où pendant plusieurs années je suis resté maire.
Combien d'années ? Ah, je n'ai pas compté ! "
" Être maire à l'époque ce n'était pas facile. On avait des responsabilités, il fallait bien se défendre. A cette époque à la campagne, il n'y avait pas de route alors on a commencé à les faire. Les gens disaient " il va ruiner la commune " mais ils étaient bien content d'avoir les routes praticables. Non, ce n'était pas simple. Parfois on pensait non, et il fallait dire oui. " 
 

 
A ses côtés était assise Yvonne Daubair, cousine de Lucien Daubair de la Saudraie en Mauron, instituteur. Yvonne est née en 1927 à Ménéac.  Yvonne a une mémoire phénoménale, elle se souvient de beaucoup d'événements de Brignac où elle allait souvent.
 

 
Joseph Rigourd est né à Brignac en 1925. Il habite au foyer logement de Mauron depuis quatre ans. Son pays natal est toujours clairement gravé dans son esprit.
 

 
 
Marie Leray est née aussi à Brignac en 1920. Elle n'a jamais quitté cette commune, où elle s'est occupée d'une petite ferme.
 
Georgette Bonnet est née en 1940 à Loyat. Elle a vécu à Brignac deux ans. " J'ai travaillé de seize à dix-huit ans chez l'instituteur : de la Motte. C'était le directeur de l'école laïque. "
 
Léa Groseil née à Ménéac en 1925, qui participait régulièrement aux animations de Brignac et notamment à la kermesse de l'école publique. 
 
A Brignac, il y avait deux écoles : école laïque et l'école privée Saint Christophe.
Ces aînés se rappellent des spectacles du théâtre pour Noël organisés par l'école laïque, où " jouaient les filles et les garçons. "
Aussi de la procession de Fête Dieu en juin qui allait jusqu'au calvaire devant l'école laïque.
Ils se souviennent des commerces de l'époque : André Marfoisse boulanger  et Raymond Mario, boucher.
 

 
Parmi  les quatre épiceries-cafés de ce temps, il y avait celle de Marie Colet épouse Delatouche.
" Maman est née en 1921 à Evriguet. Elle est venue à Brignac après son mariage en 1950 où elle a été commerçante jusqu'en 1993. Elle s'est arrêtée à 83 ans " relate la fille aînée de Marie, qui est venue de Paris lui rendre visite. "Papa est décédé en 1979 et ensuite maman s'occupait de l'épicerie toute de seule.
Au fur et à mesure que les commerces fermaient dans la commune, elle, pour rendre service aux habitants, proposait leurs produits. Ainsi, quand la boulangère Odette Relo a fermé, maman a fait le dépôt de pain. Elle a arrêté de travailler à 83 ans.
De 2003 à 2005, elle habitait à Brignac, après elle est venue à Mauron. Depuis mars dernier, elle est au foyer logement " précise sa fille.
 

 
L'histoire de cette épicerie-café-bar-tabac-dépôt de pain- relais bancaire... a vu déferler les chroniques locales.
Marie est restée toujours soucieuse du devenir de son commerce.
Grâce au dévouement exceptionnel du maire de la commune, Jean-Pôl Gaudaire, le commerce de Marie existe jusqu'à aujourd'hui. Il a réussi à trouver de nouveaux gérants qui, avec leur savoir-faire, ont donné une nouvelle jeunesse aux lieux. Ils ont développé la restauration en ouvrant une crêperie et ont gardé tous les services que Marie proposait.
En l'honneur de Marie, ce restaurant porte le nom " Chez Marie ".
 
( Prochainement, nous allons réaliser un reportage consacré  à ce restaurant. )
A présent, nous vous laissons découvrir deux vidéos réalisées lors des rencontres au foyer logement de Mauron.  
Cliquez sur les images ou les caméras.
 
 
 
 
 
 
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