Le C@rnet du Terroir
Cahier société
 
Juin 2009
 
La reprise de négociations indispensable
 
Il est peut-être temps  malgré la "gueule de bois " après les élections de  recommencer les négociations ?
 
 
" Je viens d'arriver. J'ai laissé le camion à côté du rond point vu que la route n'est pas large et elle est bloquée " explique un transporteur venu mardi matin devant la plate-forme de Gaël.
" On ne vous a pas prévenu que c'est bloqué ? Ils ont affirmé qu'ils l'avaient dit à tous les transporteurs. "
" Non, pas moi, je ne savais rien. "
Le dialogue entre les agriculteurs regroupés à quelque mètres de la grille d'entrée sur la plate-forme  Easydis à Gaël et  le chauffeur continue.
" Et vous transportez quelle marchandise ? "
" Des packs de lessive. "
" Allez tout de même leur dire que vous êtes venu. "
 
Cordial échange d'informations, puis chacun retourne à sa tâche.
Noble tâche pour tous ?
Oui, les agriculteurs demandent la reconnaissance de leur travail  par une rémunération juste. Certes leurs actions font tache d'huile.
 
Les 300 personnes employées sur la plate-forme de Gaël sont au chômage technique à cause du blocage qui a débuté la nuit de dimanche.
 
Cette plate-forme ne ferme pas
" en temps normal le trafic est de 200 à 250 camions par 24h. Ce sont les transporteurs de tout le Grand Ouest : de la Picardie à la Vendée.  Plus les transporteurs qui approvisionnent quelques magasins aussi dans la région parisienne. "
 
 
Avec le blocage, la situation est catastrophique pour toutes les plates-formes. Le chômage technique touche non seulement leurs employés  mais aussi les sous-traitants, comme les transporteurs, sociétés de gardiennage, nettoyage, les employés de la grande distribution ( si les blocages continuent) . 
 
" Normalement, on est plusieurs à travailler ici. Une personne pour la réception, une autre pour l'expédition, plus le standard. Ce mardi, je suis tout seul, enfin un gardien supplémentaire est présent aussi " confie un employé du service de gardiennage d'une plate-forme de la grande distribution.
 
Cette nuit, les forces de l'ordre ont essayé dans plusieurs lieux de blocage d'évacuer les occupants.  Les agriculteurs quittent un endroit pour se rendre ailleurs car les cibles de leur colère : les supermarchés, les centrales de distributions et les plates-formes ne manquent pas.
Il est peut-être temps  malgré la "gueule de bois " après les élections de  recommencer les négociations ?
 
  
 
 
 
 
 
 
Réalisé par Le C@rnet du Terroir   avec NetLor Studio- Informations légales