Le C@rnet du Terroir
Cahier société
 
Octobre 2009
Septembre 2009
Août 2009
Juillet 2009
Juin 2009
 
Lait :  la vérité ... si je mens
 
Après les blocages des agriculteurs, les dégradations, le coup de théâtre des négociations, la grève du lait, les réunions à Bruxelles, Paris, Luxembourg...
 
 
" Vous n'êtes pas obligés de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité... mais si vous pouviez éviter de mentir, ça changerait peut-être le monde ! "
 
Samedi 17 octobre
Mardi : le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, rencontrera l'ensemble des organisations représentatives syndicales des agriculteurs.
 
Lundi : Bruxelles annoncera une aide additionnelle "proche de 300 millions d'euros" en faveur des producteurs laitiers européens, en 2010.
 
Vendredi : 52 000 agriculteurs sont descendus dans la rue. 
Voir les vidéos publiées sur les sites d'Ouest-France, Le Point, Le Berry Républicain,
Le Bien Public.com
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Vendredi 16 octobre
Environ 100 tracteurs et 2000 agriculteurs devraient manifester aujourd'hui dans le centre-ville de Rennes. Et aussi à Nantes, où près de 5000 personnes et 350 tracteurs sont attendus.
Sur toute la France entre 30 000 à 40 000 manifestants sont prévus.
Les manifestations sont organisées par la FNSEA, qui  mobilise avec une affiche choc : deux mains qui lancent des appels de détresse avant de couler, à quelques jours avant le Conseil des ministres européens de l'agriculture, prévu lundi 19 octobre.
Ce mouvement de la FNSA programmé depuis septembre est maintenu en sachant que le gouvernement français va réaliser dans les prochains jours un versement par anticipation de cinq milliards d'euros d'aides européennes pour les agriculteurs, confrontés à la baisse de leurs revenus. Le solde sera réglé à la fin de l'année.
La France recevra en 2009 un total de 9 milliards d'euros au titre des aides directes et un milliard supplémentaire pour le développement rural. En savoir plus ...
 
 
Lundi 12 octobre
L'Association de producteurs de lait indépendant (Apli) a distribué quelque 5 000 litres de lait, samedi, à l'occasion du match France - Iles Féroé joué à Guingamp dans les Côtes d'Armor.
 
 
Jeudi 8 octobre
L'Apli, association de producteurs de lait indépendants, a obtenu l'autorisation de la préfecture pour faire un don du lait, samedi soir après le match de football entre la France et les Îles Féroé à Guingamp.
 
 
La Confédération paysanne discute avec l'Apli (association des producteurs de lait indépendants) et la Coordination rurale sur la suite qui sera donnée au mouvement et la forme qu'il revêtira. Des actions sont prévues le 14octobre ainsi que les 19 et 20 à l'occasion de la réunion du conseil interministéreiel à Luxembourg.
 
 
Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, qui devait assister hier au Sommet de l'élevage de Clermont-Ferrand, a été hué par quelque 500 agriculteurs aux cris de "paysans en colère, dehors". Il a été contraint de rebrousser chemin. Peu avant, le président de la FNSEA, Jean-Michel Lemétayer, contesté par une partie de sa base, s'était également fait huer par ces mêmes manifestants.
 
 
Mercredi 7octobre
La Coordination rurale a annoncé un "durcissement" des actions des agriculteurs. François Lucas, président du syndicat  a affirmé qu' "un appel à une action beaucoup plus importante que la grève" pourrait être lancé "très bientôt, dans les jours qui viennent" au niveau européen. La Confédération paysanne, qui tiendra une conférence de presse aujourd'hui à Rennes, a regretté que la tendance "la plus dérégulatrice l'ait emporté".
 
 
Mardi 6 octobre
Ils étaient plusieurs milliers ce lundi à Bruxelles et quelques centaines à travers la France à réclamer de l'aide. Les tentatives des producteurs de lait sont restées vaines: la réunion des ministres de l'Agriculture de l'Union européenne n'a débouché sur aucune mesure d'aide immédiate en leur faveur.
 
En France, plusieurs manifestations ont eu lieu, notamment dans l'est du pays.
A Quimper, quelque 300 producteurs de lait se sont symboliquement débarrassés de leurs cartes d'électeur en les déposant dans une urne devant la préfecture du Finistère. Au Mans, des barrages filtrants ont été mis en place sur l'autoroute pour vérifier le contenu des poids lourds tandis que d'autres actions étaient menées à Rennes et Caen.

La nuit vers 22 h 30, au Mans la manifestation des agriculteurs s'est terminé aux gaz lacrymogènes. "Les manifestants, environ  400 n'entendaient pas rentrer tranquillement chez soi. Sitôt les discours achevés, une pailleuse a projeté de la paille sur les grilles de la préfecture. Puis on y a mis le feu. Des projectiles ont aussi été lancés sur les forces de l'ordre stationnées à l'intérieur : poulets morts, œufs pourris... Ce qui a déclenché la dispersion aux lacrymogènes. " Pourtant, quelques minutes plus tôt, le président de la FDSEA, coorganisateur de la manifestation avait félicité ses troupes du " caractère très digne de la manifestation " avant de leur souhaiter un " bon retour ".

 
 
 
 
Lundi 5 octobre
Aujourd'hui, jour de la réunion de la Commission européenne, les producteurs de lait sont partis à Bruxelles. Ils doivent être des milliers, lorsque les 27 se réuniront pour tenter de trouver une solution à la crise qui a mobilisé des dizaines de milliers de producteurs à travers l'Europe.
D'autres, au volant de leurs tracteurs, se sont donnés le rendez-vous à Caen et aussi à Châteaulin.  L'Association des producteurs indépendants de lait (Apli) organise ces rencontres départementales. À l'origine de la grève du lait, l'Apli y invite " les producteurs de toutes tendances syndicales confondues, les élus locaux, les salariés du para-agricole et les consommateurs sympathisants."
 
 
Hier, quelques producteurs de lait de la région de Pontivy se sont installés sur la plus grande place de la ville. Le matin, ils ont distribué environ 500 litres. Une vingtaine de tracteurs ont rejoint la place le midi, pour un pique-nique. Environ 150 personnes ont passé une partie de l'après-midi sur place dans l'objectif  de mettre la pression sur le ministre, en attendant les décisions de la réunion d'aujourd'hui.
 
 
Vendredi 2 octobre
A quelques jours avant la réunion extraordinaire des ministres de l'Agriculture, prévue lundi 5 octobre à Bruxelles, les jeunes agriculteurs et adhérents des FDSEA ont multiplié les actions pour exprimer leurs inquiétudes face aux difficultés rencontrées par la plupart des filières : lait, porc, viande, fruits.
 
À Strasbourg, plus de 1 500 tracteurs étaient dans les rues.
À Sablé-sur-Sarthe, fief du Premier ministre, François Fillon, une dizaine d'agriculteurs avaient muré l'entrée de la mairie. 
Dans la Vienne, devant la maison de Jean-Pierre Raffarin, une piscine de lait a été aménagée.
À Angers, sous les remparts du château des banderoles ont été accrochées.
À Nantes, devant la préfecture la paille a été déposée.
À La Roche-sur-Yon, la statue de Napoléon a été recouverte de factures.
 
Une journée de mobilisation du 16 octobre sur les revenus est programmée.
 
Les syndicats : Confédération paysanne, Coordination rurale, mais aussi l'Apli restent, eux aussi, mobilisés. Aujourd'hui, à l'appel de ces trois organisations, un millier de tracteurs se rassembleront à Ancenis (Loire-Atlantique).
Lundi, seize communes bretonnes du pays de Quimperlé organisent une opération mairies mortes.

 
Mardi 29 septembre
La solidarité :
 
Lundi prochain,  une dizaine de mairies de la communauté de communes du Pays de Quimperlé (Cocopaq) fermeront leurs portes au public, pour soutenir les producteurs laitiers en crise. Cette opération, appelée " Mairies mortes", est prévue le même jour que la réunion sur le lait programmée à Bruxelles.
 
Suite aux difficultés rencontrées par les producteurs de lait, quelques prêtres, diacre et religieuse, se sont retrouvés le 22 septembre. "Actuellement le prix du lait est victime à la fois d'une dérégulation progressive des marchés européens, d'une mondialisation du marché du lait, qui vient parfois d'Australie en bateau, ainsi que d'une spéculation sur les marchés mondiaux concernant toutes les matières premières. De jeunes agriculteurs que nous connaissons ont emprunté pour s'installer en se basant sur des cours plus élevés ne peuvent plus honorer leurs factures. Cette crise, qui touche actuellement le secteur du lait, peut être aussi une occasion pour nous tous de réfléchir, d'agir. (...)
La mondialisation doit non pas être celle du maximum de profit pour un petit nombre, mais celui de la fraternité pour tous ; avec les conséquences éthiques qui en découlent.
Au plan local, les dons de lait réalisés ces jours-ci peuvent être l'occasion de mieux connaître les producteurs de lait ou les agriculteurs qui nous entourent. Nous pouvons ainsi avoir davantage conscience de l'impact des rouages de l'économie mondiale, mais aussi de celui de nos achats et ainsi voir comment ne pas seulement subir mais réagir pour devenir des " consom-acteurs". Un des moyens à notre portée qui permet aussi de faire grandir ensemble fraternité et équité, est de favoriser les circuits courts : achat à la ferme, marché, AMAP, fontaines à lait. La saine évolution de notre société passera aussi par celle de nos mentalités. "
 
 
En milieu urbain, les maires aussi ont joué la solidarité avec les producteurs de lait. A commencer par le maire de Saint-Étienne qui a fermé la mairie afin de sensibiliser les Stéphanois à la crise que traversent les producteurs laitiers. En tant que président de Saint-Étienne Métropole, il avait également lancé un appel à ses quarante-deux collègues maires de la communauté d'agglomération afin qu'ils ferment aussi leurs mairies le 28 septembre.
Le mot d'ordre a bien été suivi.
 
Environ 300 mairies de la Loire sont restées fermées ce lundi par solidarité avec les producteurs laitiers. Ces derniers ont effectué un nouvel épandage de lait à Saint-Chamond.
L'appel de la Fédération des maires de la Loire à une journée "mairies mortes" est très largement suivi parmi les 327 communes du département, à environ 90%.
L'appel à "laisser closes les portes des mairies" avait été lancé le 21 septembre, à l'issue d'une rencontre des dirigeants de la Fédération des maires avec une délégation d'agriculteurs emmenés par la Confédération Paysanne.

Les grévistes de la livraison ont reçu un courrier de l'Organisation des producteurs de lait (OPL). On peut y lire : "Grâce à votre courage, votre ténacité et votre solidarité, d'énormes avancées ont été obtenues : désormais, le projet de régulation pour le secteur laitier est soutenu par 20 des 27 pays de l'Union, représentant ainsi une majorité qualifiée. La tenue le 5 octobre à Bruxelles d'une réunion extraordinaire des ministres européens de l'agriculture consacrée au lait (...) Vous avez obtenu beaucoup de respect et de considération de la part des citoyens et des représentants politiques (...) " Mais la vigilance reste de mise avant la date de la réunion.
"Malgré cela, l'EMB et l'OPL demeurent totalement mobilisées suite aux propos attribués à Bruno Le Maire, qui semblent remettre sur le devant de la scène la contractualisation contre laquelle nous nous battons depuis 15 jours. À défaut d'une clarification rapide de sa part, nous appellerons à d'autres actions de grande envergure auxquelles ne manqueront pas de se joindre tous les agriculteurs devant une telle trahison ".

 

Vendredi 25 septembre
Sur décision de L'EMB, le Jeudi 24 Septembre 2009, la grève du lait  est suspendue jusqu'au 5 octobre.
 
Épandage de lait continue, cette nuit dans les champs prés de Quimper entre 150 000 et 200 000 litres ont été déversés sous les applaudissements.
Aujourd'hui, les femmes de producteurs ont prévu de faire une marche à Chateaulin, à 11 h.  Elles espèrent rencontrer Christian Menard, député du Finistère.
 
 
Jeudi 24 septembre
Les producteurs de lait maintiennent depuis ce matin, 10 h 30, un barrage filtrant à l'entrée de l'usine Lactalis de Vitré. Ils ne s'opposent pas à l'entrée des citernes de collecte mais vérifient la provenance et le chargement des autres camions.
 
 
Une vingtaine de tracteurs et une quarantaine de producteurs laitiers sont retournés, ce matin à 11 h, devant l'usine Armor protéines (filiale du groupe Bongrain), à Saint-Brice-en-Coglès. Ils filtrent les entrées de camions citernes, interrogeant leur conducteur sur la provenance de ce qu'ils transportent, sans les bloquer.
 
 
Une cinquantaine d'éleveurs laitiers de la Vienne ont déversé hier 30 000 litres de résidus de lait ( petit-lait ) sur le centre de Poitiers. " La pluie qui s'abat sur l'esplanade est blanchâtre et nauséabonde. Cette manifestation, c'est la façon qu'ont choisie la FDSEA et les Jeunes agriculteurs de la Vienne de se joindre au mouvement international de " grève du lait ". Dans le département, on a peu de grévistes, explique Dominique Marchand, le président de la FDSEA. Ce n'est pas qu'on soit indifférents. On a des gens, s'ils pouvaient faire la grève, ils la feraient. On soutient complètement l'action, on se bat sur les mêmes choses. On va se battre jusqu'au 16 octobre, journée d'action nationale de la FNSEA et des JA. "
 
Hier soir, la Confédération européenne des producteurs laitiers (EMB), à l'origine de la grève des livraisons, a dit sa volonté de poursuivre et amplifier le mouvement. Pour " maintenir la pression " en attendant la réunion du 5 octobre.
 
Les éleveurs poursuivent des actions sporadiques d'épandages ou de blocage de laiterie, tandis que la présidence de l'Union européenne annonçait hier une réunion extraordinaire des ministres de l'Agriculture, prévue le 5 octobre.
 
Désormais, vingt pays appuient l'initiative franco-allemande en vue d'obtenir un coup de pouce supplémentaire de l'Europe aux producteurs. L'Italie s'y est ralliée, hier.
 

Mais sur le terrain, dans les Côtes d'Armor, le responsable de l'Apli  a déclaré hier soir à Guingamp l'arrêt d'épandages dans le département dans les jours à venir. Cependant il appelle à la rétention du lait dans les fermes jusqu'à samedi. " On recommencera certainement à livrer samedi. Là c'est un dernier baroud d'honneur. Place aux politiques ".  

 

Mercredi 23 septembre

" Les produits laitiers, des sensations pures ... mais qu'y avait-il exactement dans le lait distribué aux Parisiens ? "Voici une petite vidéo qu'on retrouvera sans doute en fin d'année dans le bêtisier 2009 ! Lors des infos de midi sur BFM TV.

 
 
 
Depuis lundi, une quinzaine d'agricultrices du pays de Rostrenen ont entamé un jeûne sous les fenêtres de la cité administrative de la petite ville du Centre-Bretagne pour soutenir la grève du lait. La caravane où elles dorment la nuit est devenue le point de ralliement de nombreuses agricultrices ou de femmes d'agriculteurs. Il ne s'agit aucunement d'une grève de la faim. Mardi, près de 150 personnes ont apposé leur signature sur une pétition de soutien, sous un chapiteau prêté par la municipalité. " Ici, tout le monde se sent concerné, explique une productrice de lait. On est tous lié à l'agriculture. Chacun en est conscient. Regardez, même les salariés de la banque d'en face sont venus signer. ( ... ) On en a marre des aides et des subventions. Ce qu'on veut, ce sont des salaires décents" .

 
Mardi 22 septembre
Après le ralliement de la Pologne lundi, 19 pays sur les 27 de l'Union européenne soutiennent désormais une proposition franco-allemande en vue d'une régulation du marché européen afin d'enrayer l'effondrement des prix.
 
Les organisations grévistes de producteurs de lait ont estimé mardi que l'annonce de prêts préférentiels pour alléger la trésorerie des éleveurs était une "avancée" mais insuffisante, et se sont dits déterminés à poursuivre leur grève du lait.
 
 
En Italie, des centaines de producteurs de lait ont effectué ce mardi des contrôles de camions transportant des produits laitiers au niveau de certains postes frontières. Des producteurs français, autrichiens et allemands sont venus les soutenir.
Un syndicat agricole, la Coldiretti, a annoncé mardi qu'il distribuerait gratuitement du lait mercredi devant la chambre des députés à Rome.
 
 
Plusieurs centaines de personnes faisaient la queue mardi, place de la République à Paris, devant un camion-citerne de lait pour remplir leurs bouteilles, une distribution gratuite organisée par des éleveurs pour attirer l'attention sur la crise du secteur et leur grève du lait.
 
 
A l'initiative de la Confédération paysanne, une citerne de 25 000 litres a collecté le lait de plusieurs fermes des départements de l'Orne et de la Manche, lundi,  "chez des exploitants grévistes et non-grévistes". Le semi-remorque appartenant à un transporteur privé doit arriver sur la place de la République à Paris mardi  matin pour la distribution  "essentiellement à des associations".
 
 
La Pologne s'est ralliée lundi à l'initiative franco-allemande pour accompagner la suppression des quotas. Les ministres de l'agriculture français Bruno Le Maire et polonais Marek Sawicki ont annoncé lundi à Varsovie avoir signé un accord en ce sens.
Cette déclaration s'inscrit de manière générale dans le cadre de celle signée jusqu'à présent par la Belgique, Bulgarie, Allemagne, Estonie, Irlande, France, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Hongrie, Autriche, Portugal, Roumanie, Slovénie, Slovaquie, Finlande, Espagne et République tchèque.
Une minorité de pays, favorables à la libéralisation du secteur laitier, ne s'y est pas associée. 
Les ministres appellent la Commission européenne à "prendre des mesures urgentes" à l'échelle de l'UE tout entière, et notamment "proposer une augmentation temporaire des prix d'intervention, ( ... ) augmenter les sommes remboursées pour les exportations de beurre, de lait en poudre et de fromages ".
La France souhaiterait "que les producteurs et les industriels puissent conclure des accords entre eux de façon à s'entendre sur un volume de lait à produire ", a précisé M. Le Maire.
"Nous devons nous poser la question de savoir si nous voulons une agriculture sûre et respectueuse de l'environnement. Si oui, cela coûte et nous devons payer ensemble pour cela ", a déclaré son homologue polonais.
 
 
Lundi 21 septembre
Des membres de la Confédération européenne des producteurs laitiers (EMB) ont déversé un "lac de lait" devant la Commission européenne pour attirer l'attention de son président José Manuel Barroso sur la crise que traverse leur secteur. "Cette action est symbolique, mais près de 40 millions de litres de lait seront déversés ailleurs en Europe aujourd'hui" par les agriculteurs en grève du lait, a affirmé le président de l'EMB, l'Allemand Romuald Schaber.
 
 
 
Une autre action spectaculaire a été organisée à la frontière néerlando-allemande, où une centaine de tracteurs néerlandais et allemands ont déversé 500 000 litres de lait dans un champ.
 
 
Après avoir bloqué la laiterie Entremont dans l'après-midi, des producteurs laitiers ont ralié le centre-ville de Quimper avec une quarantaine d'engins agricoles. Un cortège qui n'est pas passé inaperçu en ville et a provoqué d'importants bouchons. Mais les producteurs n'ont pu se rendre, comme ils le souhaitaient à la Préfecture où une délégation était attendue par le Préfet. Les tracteurs ont été bloqués par les forces de l'ordre à l'entrée Est du centre-ville. En début de soirée, le représentant de l'Etat refusait de les recevoir tant que les tracteurs bloquaient la ville, les agriculteurs ont fini par céder et sont partis.
 
 
Près de 1000 producteurs étaient réunis cet après-midi à Sainte-Tréphine avec 220 tracteurs. Ils sont venus des Côtes-d'Armor mais aussi du Morbihan. Dans un champ de 18 hectares et un second de 6 hectares, ils ont déversé  près de 1,5 million de litres de lait.
 
Aussi, neuf citernes de lait, soit  150 000 litres de lait ont été déversées dans un champ à Mésanger, près d'Ancenis.
 
 
Plusieurs dizaines de milliers de litres de lait ont été répandus dans un champ en début d'après-midi, à proximité de Sottevast, là où se trouve l'usine des Maîtres laitiers du Cotentin. C'est une des nombreuses actions qui ont émaillé cette journée. La même opération a eu lieu près de la laiterie Mont Blanc, à Picauville, ainsi que dans le Sud-Manche à Ysigny-le-Buat où 180 000 litres de lait ont été répandus par les producteurs en colère.
 
 
Les représentants de l'Apli appellent les politiques - maires, députés… - à faire " autre chose que d’apporter un soutien. Ils doivent faire une grève administrative pour montrer leur détermination à nos côtés et ceux, tant que les problèmes ne sont pas réglés "

"Les producteurs de lait du Centre-Finistère et du Finistère-Sud vont se rettrouver ce lundi à 14 h 30 devant la laiterie Entremont de Quimper. Les Centre-Finistériens se retrouveront à 14 h au Pouillot à Châteaulin, et gagneront Quimper par la voie express. Cet appel de l'OPL, l'APLI et de la Confédération paysanne, le tout sous la bannière de l'European Milk Board, veut pousser les industriels à refuser le projet de contractualisation, et les inciter à se battre à leurs côtés auprès de Bruxelles. Les producteurs de lait du Nord-Finistère vont, eux, à la laiterie Even de Ploudaniel pour les mêmes raisons. "


Ce lundi est annoncé aussi  la nouvelle journée blanche européenne. A Sainte-Tréphine (  Côtes-d'Armor ) près de 300 tracteurs devraient déverser le lait sur les 18 hectares de terre dans l'après-midi.
 
 
Les évêques bretons, inquiets du "cri de désespoir" des producteurs de lait, appellent à une reconnaissance de leur travail par une "juste rémunération", dimanche , dans un communiqué diffusé par la Conférence des évêques de France. Conscients des "sentiments d'injustice et d'inquiétude face à l'avenir " des agriculteurs, les évêques bretons s'inquiètent des "conséquences, parfois dramatiques, de la crise laitière sur leurs familles, sans compter les dommages qu'elle créera sur d'autres professions para-agricoles"  qui peuvent entraîner "une crise en Bretagne". Ils encouragent les chrétiens à s'engager d'avantage dans la solidarité de proximité et rappellent que "nul n'a le droit de spéculer sur la nourriture".
 
 
Depuis 3 heures ce matin, à Pontivy une vingtaine des procteurs de lait locaux bloquent l'entreprise Lactalis. Seuls les produits finis sont sortis de l'usine.
 
Dimanche soir, une cinquantaine de producteurs de lait ont été postés à l'entrée du site Lactalis à Retiers. "Des collectes de lait ont été organisées chez des producteurs qui ne veulent plus livrer de lait depuis le 10 septembre. Ceci est une provocation pour les producteurs grévistes. Nous avons décidé de conduire un mouvement immédiat dans toutes les laiteries d'Ille-et-Vilaine", a déclaré Thierry Saingeot, de l'Apli.
 
 
A Guingamp aussi les producteurs de lait, environ 350, étaient dans les rues. "Nous avons de plus en plus de supporters et nous avons affaibli nos adversaires. Le bras de fer continue, cette semaine il faut porter le coup de grâce".
 
 
Dimanche midi, ils étaient une vingtaine de syndicalistes FDSEA du canton de Belle-Isle-en-Terre à se réunir pour se prononcer "pour ou contre la grève du lait". Didier Le Corfec, encarté FDSEA et représentant de l'Apli, et le responsable cantonal FDSEA, Serge Guével, dénoncent "le tapage négatif" fait par leurs représentants nationaux, et même locaux. "On ne leur demande pas d'être pour; mais chacun est libre de son choix", affirment les représentants, en accord avec l'assemblée.
 
 
 
Samedi 19 septembre
"Au lendemain de la "journée blanche" des producteurs de lait en grève, le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire a tenté samedi de désamorcer le conflit en promettant le soutien de l'Etat, un message qui a été bien accueilli mais n'a pas suffi à mettre fin au mouvement.
Recevant tour à tour les syndicats agricoles, il a proposé des "accords" entre les producteurs de lait et les industriels "sous le contrôle" des pouvoirs publics afin de "garantir un revenu stable".
Les modalités de cette "participation des pouvoirs publics" seront fixées lors d'une rencontre entre l'Etat et toute la profession prévue le 1er octobre.
Autre tentative de répondre à la détresse des producteurs révoltés contre la chute des prix, il réunira lundi les banques, les assurances et la Mutualité sociale agricole (MSA), avec l'espoir de leur arracher un geste de "solidarité" visant à soulager la trésorerie des agriculteurs.  "
 
 
 
Vendredi 18 septembre
Les agriculteurs du secteur de Brocéliande et des environs sont aussi mobilisés dans la grève du lait. Les uns ont rejoint le mouvement de les premières heures : jeudi 10 septembre, d'autres ont commencé une semaine plus tard vendredi 18 septembre, lors de la manifestation nationale : journée blanche.
 
Voir les vidéos en cliquant sur les images ou les caméras. 
 
 
 
Dès 14 h, partout en France : la journée blanche
" J'appelle tous les grévistes, adhérents ou non à l'APLI, à se regrouper
avec tracteurs et tonnes à lisier, pour un épandage de lait massif et synchronisé.
Cette action, respectueuse de notre ligne de conduite concernant le respect
des biens et des personnes, se déroulera à l'échelle cantonale, départementale ou régionale.
L'épandage se déroulera en campagne, dans un lieu précis (en aucun cas sur un lieu public)."
Lire la suite sur le site de l'Apli.
 
Depuis hier soir la laiterie Gilap à Châteaulin est bloqué  par une cinquantaine de producteurs de lait locaux, de la Presqu'île de Crozon et de la région quimpéroise. 
Quant au blocage devant l’usine Entremont - Alliance, à Quimper par les producteurs de lait, il a été levé hier en fin d’après-midi, après la rencontré avec la direction. Les producteurs, restant sur place toute la nuit,
 ont décidé de laisser entrer et sortir à nouveau les camions de collecte.
Aujourd'hui, des actions d’épandage de lait sont prévues ailleurs dans le Finistère, à Carhaix et Châteaulin.
 
 
 
Mardi 15 septembre
Hier, à l'occasion d'ouverture de Space à Rennes "  Bruno Le Maire a été pris à partie par plusieurs centaines d'éleveurs favorables à la grève du lait, qui réclament une meilleure rémunération pour leur production et une régulation du marché. Auparavant, c'est Jean-Michel Lemétayer, le président du Space et également président de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles), le syndicat majoritaire hostile à la grève du lait, qui a été la cible des manifestants. "Jean-Michel, démission", ont scandé des éleveurs portant des autocollants des organisations favorables à la grève du lait (Association des producteurs de lait indépendants, Confédération paysanne, Coordination rurale). Un peu plus tard, un début de bagarre a éclaté entre manifestants et gendarmes chargés de protéger le président de la FNSEA. Des membres de la FNSEA, mécontents des prises de position de leur syndicat, ont déchiré et même brûlé leur carte d'adhérent. " Lire la suite...
 
 
 
Le ministre a aussi rencontré les représentants de l'APLI.
A leur sortie de la rencontre avec le ministre, les membres de l'Apli ont indiqué :  " Pour Bruno Le Maire, la solution est la contractualisation franco-allemande. On lui a répondu que pour nous ce serait des prix à la baisse. La proposition de l'EMB serait pour lui une solution parfaite dans un monde parfait  " indique le site de l'Apli.
 
 
 
Bruno Le Maire, a également  précisé ce mardi d'accorder "30 millions d'euros supplémentaires aux filières d'élevage " afin de venir en aide aux agriculteurs faisant face à des difficultés financières.
Le ministre de l'Agriculture a indiqué que l'Espagne et la République Tchèque avaient apporté à leur tour leur soutien à la proposition franco-allemande d'une nouvelle régulation européenne pour le marché du lait. Cela porte à seize le nombre de pays de l'Union Européenne (UE) à approuver ce projet.
 
 
Lundi 14 septembre
La grève du lait continue. Témoignages :
" Je me suis approché, on m'a tendu une bouteille, je n'ai pas eu le temps d'aller plus loin. " Didier, Caennais de 47 ans, aurait bien aimé mettre une petite pièce dans la coupelle des producteurs de lait, hier matin. Il n'en a pas eu la possibilité. Trop de monde au stand improvisé de distribution de gratuite de lait, sur le port de Caen. (... ) Jusqu'à quand peut-on le consommer ? "Là, il est cru. Il est d'hier soir. Si vous le faites bouillir, vous pouvez le garder trois jours. "
 
 
Vendredi 11 septembre
" Pour nous la grève a commencé hier. Aujourd'hui nous avons distribué le lait gratuitement. Et demain matin nous allons continuer " a précisé Josiane Sablé, agricultrice au Faux en Guilliers. Elle et son mari Fabrice continueront la grève " le temps qu'il faut . "
Les consommateurs solidaires avec cette action sont venus déjà vendredi matin chercher du lait. Samedi matin l'action sera reconduite.
 
Pour voir la vidèo cliquez sur l'image ou la caméra.
 
 
L'European Milk Board (EMB) a demandé jeudi midi à ses adhérents d'engager le mouvement qui devrait s'étendre dès aujourd'hui à l'Allemagne. Au final quatorze pays devraient être concernés.
 
Pascal Massol, président de l'Association des producteurs de lait indépendants, ( Apli, membre du syndicat européen EMB ) a lancé hier soir : " À partir de ce soir, j'appelle tous les producteurs de lait de France à fermer les vannes des tanks à lait aux camions de ramassage. Ce mouvement sera le plus court possible. Chaque producteur restera libre de livrer son lait ou non. La grève ne provoquera aucun débordement. "
 
Daniel Condat président de l'OPL (Organisation des producteurs de lait) autre syndicat français adhérent de l'EMB a précisé " nous en ferons don aux associations caritatives, et, le cas échéant, nous le jetterons à la fosse car aujourd'hui, avec les prix actuels, nous n'avons plus rien à perdre ! "
 
 
Une cinquantaine de producteurs de lait venus des cantons de Plouagat, Bégard, Belle-Isle-en-Terre, Guingamp et autrses se sont réunis jeudi soir à Guingamp.
 
 
Jeudi 10 septembre
La grève du lait " dès la traite de ce soir !" annonce l'Apli
 
après- midi
Les producteurs de lait de cinq grands pays européens, dont la France, ont voté jeudi une grève: ils ne livreront plus leurs produits aux industriels tant que les négociations sur le prix du lait ne se débloqueront pas à Bruxelles.
Le principe d'une grève de lait est simple: les producteurs ne livreront plus leur lait aux industriels. Ne pouvant pas le conserver plus de deux jours, les éleveurs ont promis de le distribuer gratuitement aux consommateurs.
 
matin 
C'est aujourd'hui à Paris que se réunit la Fédération des producteurs européens de lait, pour se prononcer pour ou contre une grève du lait. Si cette grève est votée, elle devrait démarrer dans la journée.  
 
Le 8 septembre
L'Apli annonce la grève du lait aux élus français " l'Association des Producteurs de Lait Indépendants, créée depuis Décembre 2008 forte d'avoir fédéré plus de la moitié des éleveurs laitiers Français, va entamer conjointement avec les pays Européens adhérents à l'Européan Milk Board, une grève du lait à durée indéterminée. " Lire la suite ...
 
 
Le 7 septembre
Ce lundi, lors de la réunion à Bruxelles des ministres de l'Agriculture de l'UE, Paris et Berlin, ont réussi à rallier une majorité de pays membres, 16 sur 27, à l'idée "de nouvelles formes de régulation à l'échelle européenne" pour que "le secteur laitier ne dépende pas seulement des seules règles du marché".
Ils souhaitent maintenir des instruments de soutien des prix importants. Et ce dans la perspective de la suppression du régime des quotas (plafonds) de production en Europe à l'horizon 2015.
Mais une minorité d'Etats ne s'est pas associée à cet appel. Elle inclut la présidence suédoise de l'UE et la plupart des pays du Nord de l'Europe, traditionnellement favorables à une libéralisation de l'agriculture.
Ils ont à leurs côtés la Commission européenne, qui a rejeté une bonne partie des propositions franco-allemandes lors de la réunion, sur les aides à l'exportation ou les mécanismes de soutien aux prix.
 
 
Le 6 septembre
L'Apli lance une nouvelle rubrique sur son site : préparation grève. Voir, lire...
 
 
Le 21 août
" Deux tracts nationaux ont été édités pour la dernière ligne droite avant la grève.Ces tracts peuvent être utilisés par tous les éleveurs convaincus afin de poursuivre la mobilisation finale pour que nous soyons un maximum à participer à cette action " informe l'Apli. En savoir plus cliquez
 
 
 
Le 20 août
Tout l'été les agriculteurs rassemblés auprès de l'Apli ont distribué du lait aux marchés, ou simplement dans les rues. Leur volonté : alerter le maximum des personnes sur la situation de la différence de prix : producteur / consommateur.
C'est aussi une démarche pour préparer la grève du lait qui va être lancée avant fin septembre par tous les pays européens via le syndical EMB (European milk board).
Prévue depuis plusieurs semaines, le principe de cette action est simple :  " chaque producteur décide, de son plein gré, d'arrêter de livrer le lait à sa laiterie. Cela va provoquer un arrêt de la collecte. L'important est d'être nombreux pour lancer cette grève et qu'elle soit européenne. Après, il s'agit de se positionner pour discuter, on fait une organisation qui représente tous les producteurs, et on produit ce dont l'industrie a besoin pour que ce soit valorisé, et que tout le monde s'en sorte. "
 
 
 
Le 28 juillet
Petit rappel : l'Association éleveurs Bretagne Entremont-Alliance ( AEBEA ) a été créée par les producteurs apporteurs de lait de l'entreprise Entremont-Alliance, à la suite des déclarations de ce groupe d'être" dans l'impossibilité de payer le lait de ses producteurs au niveau négocié dans le cadre interprofessionnel. " 
( Voir la vidéo. ) 
 
Entremont appartient à la holding Unifem, qui est détenue à 63,5% par le financier belge Albert Frère et à 33,5% par la coopérative bretonne Unicopa. Elle emploie environ 4 180 producteurs laitiers bretons, dont les producteurs regroupés dans l'AEBEA.
 
Les négociations sur l'avenir d'Entremont-Alliance sont en cours depuis plusieurs semaines. Trois éventualités ont été formulées : la reprise ou par Sodiaal, ou Lactalis, voire l'intervention financière d'Albert Frère.  
 
 
Néanmoins pour Christian Mazuray, le président d'Entremont-Alliance ( interview du 28 juillet dans le Télégramme ) " le dossier de l'avenir d'Entremont Alliance ne trouvera pas son épilogue avant début 2010. Il faut, en premier lieu, avoir une offre tangible, ce qui n'est pas le cas. Ensuite, ce type de rapprochement d'entreprises est soumis à l'autorisation des autorités de la concurrence.
Nous avons perdu 34millions d'euros l'an passé, 19 millions au premier trimestre 2009, nous approchons de l'équilibre pour le second trimestre. Nous sommes confrontés à un problème de prix du lait, sans doute davantage que d'autres. "
 
 
La réponse de l'AEBEA a été immédiate "au travers des propos extrêmement provocateurs du Directeur d'Entremont, Monsieur Mazuray, parus dans le Télégramme de ce jour, l'AEBEA constate que ce dernier a perdu toute crédibilité envers les producteurs.
L'AEBEA renouvelle sa confiance au Ministre de l'Agriculture pour sortir les éleveurs et l'entreprise de la crise par le biais d'une solution industrielle pérenne pour la fin du mois d'août."
 
 
Aussi, le groupe même Entremont-Alliance et son actionnaire unique Unifem, ont aussitôt déclaré qu'ils souhaitent bien conclure "avant la fin du mois d'août" un accord de principe pour "arrimer" le groupe en difficulté à l'un de ses rivaux Lactalis ou Sodiaal.
 
 
 
 
Le 24 juillet
Hier  une réunion de la "commission grève" de l'EMB a lieu en Allemagne. L'Apli a été présente pour " coordonner l'action, préciser les revendications et la stratégie. La semaine suivante, mercredi 29 juillet, le conseil d'administration de l'Apli se réunira pour faire le point sur la mobilisation, organiser l'application des résolutions de l' EMB, mettre en place la grève au niveau national. "
 
Le 21 juillet
European Milk Board (EMB) demande depuis des semaines une réduction de 5 % des quotas du lait pour faire remonter les prix. La Commission européenne rejette cette idée, ainsi qu'un gel de production laitière afin de stopper la chute des prix.
Pour José Bové, ( Vert )  le nouveau vice-président de la commission agriculture du Parlement européen " le seul moyen d'avoir des prix du lait plus conformes à la réalité des coûts, c'est de baisser les volumes de production ".
A présent les seules propositions de l'UE sont : des mesures techniques limitées de soutien, notamment un assouplissement des règles d'octroi d'aides publiques ou des programmes de promotion des produits laitiers.
La Commission envisage aussi de davantage pénaliser financièrement les agriculteurs qui dépassent leurs quotas individuels, afin de "freiner la production". L'argent ainsi dégagé pourra être utilisé pour aider ceux qui veulent quitter la profession.
 
 
 
Hier, le nouveau ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche, Bruno Le Maire, a présenté son plan pour déminer la crise, qui frappe en particulier les éleveurs d'Entremont Alliance :
- une solution industrielle pour Entremont Alliance, si possible avant fin août ;
- afin de garantir un prix stable aux éleveurs un groupe de travail interprofessionnel doit trouver des solutions d'ici le 1er octobre ; sinon dans son projet de loi d'orientation agricole le gouvernement définira lui-même la contractualisation ;
- des  nouveaux outils de régulation de la production laitière doivent être proposés par l'UE. 
 
 
Ce même jour, le personnel de Via Lacta, l'entreprise fromagère de Saint-Germain-Laprade ( Haute-Loire ) a commencé la grève, en attendant d'être fixé sur son sort quant à une éventuelle reprise par le groupe Entremont Alliance. Dans son projet, Entremont ne souhaiterait garder que 68 des 96 salariés de l’entreprise.
 
 
Le 17 juillet
 
Selon l'AEBEA, les discussions avec les dirigeants d'Entremont-Alliance à Rennes ont permis aux éleveurs "d'obtenir la certitude que l'entreprise serait cédée ou fusionnée dans les semaines à venir". Dans le cadre du dossier
Entremont le nouveau ministre d'Agriculture Bruno Le Maire viendra à la rencontre de producteurs de lait lundi dans le Morbihan.
Sodiaal, Lactalis, d'autres candidats à la reprise d'Entremont ? Rien n'est décidé.
 
Le CIRI (Comité interministériel de restructuration industrielle), qui dépend du ministère de l'Economie, examine depuis plusieurs semaines le dossier d'Entremont-Alliance. Sur les 6 000 producteurs livrant leur lait à ce groupe fromager, 4 500 sont bretons. Les producteurs de lait ne sont pas conviés à ces réunions. Ainsi, ce jeudi 16 juillet, 120 producteurs de lait bretons ont manifesté à Paris, devant le ministère de l'Economie, pendant que l'avenir du groupe fromager Entremont-Alliance y était examiné.
Aujourd'hui, l'association des producteurs bretons doit rencontrer le patron d'Entremont-Alliance, Christian Mazuray, à la préfecture de région à Rennes.
 
 
 
Le 14 juillet
"La situation des producteurs de lait est absolument dramatique. ( ... ) Et au niveau de l'Europe, c'est un véritable symbole. Le fait que l'on soit en train de démanteler tous les outils de maîtrise, les quotas laitiers, qu'on permette aux industriels aujourd'hui d'acheter du lait à bas prix, en dessous des coûts de production, c'est effectivement contraire à ce que doit être la Politique agricole commune" a déclaré José Bové, ce premier jour d'ouverture du Parlement européen.
Entre 850 producteurs selon la police, et 1 500 selon les organisateurs se sont rassemblés à l'appel de l'European Milk Board (EMB) et la Coordination Européenne Via Campesina (ECVC) à proximité du Parlement.
 
 
Lors de l'assemblée générale de l'EMB, l'Apli a officiellement adhéré à cette organisation européenne. La date de la grève du lait a été définie en interne. Elle sera divulguée le jour du début de la grève. "Cette position reste l'une des clés de la réussite " informe l'Apli. Lire...


Le 9 juillet
100 000 agriculteurs unis pour manifester !  ( La vidéo réalisée par la chaîne Nantes 7 ) 
 
" La patience des producteurs de lait arrive à sa fin", a prévenu l'European Milk Board ( EMB )  dans le communiqué, à l'issue de son assemblée générale près de Zurich, où les délégations de 14 pays européens ont été présentes. Les producteurs ont appelé à manifester mardi 14 juillet devant le Parlement européen à Strasbourg.
Ce jour environ 3 000 producteurs de lait "vont chercher la discussion avec les députés européens". Et si les producteurs n'arrivent pas à se faire entendre, ils prévoient une "grève du lait" en dernier recours.
 
 
 
La Fédération nationale des producteurs de lait ( FNPL) lance un appel au respect des accords interprofessionnels signés le 3 juin dernier. Le compromis trouvé "avec le soutien des Pouvoirs publics ( ... ) permet d'établir un cadre de prix dans un contexte européen et mondial particulièrement dégradé", rappelle la FNPL avant de pointer un groupe Entremont Alliance qui"ne respecte pas les termes" de l'accord.
 
 
Le 8 juillet
Le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire a invité hier les acteurs de la filière laitière à une réunion le 1er octobre afin de mettre en place un système de contractualisation des prix qui offrirait plus de visibilité au secteur.
Pendant ce temps la caravane du lait, partie du Finistère pour arriver à Strasbourg le 14 juillet, jour de la première session du nouveau Parlement européen est passée par la Loire.
 
 
Le 6 juillet
La dernière grève du lait en France a été organisée voici 37 ans.
Le 7, 8 et 9 juillet se déroulera en Suisse, l'assemblée générale de l'EMB. A cette occasion, et officiellement l' Apli deviendra membre de cette organisation européenne de producteurs laitiers. Lors de cette réunion la grève européenne du lait peut être décidée.  
 
Le 4 juillet
Près de deux cents personnes, parmi lesquels figuraient une dizaine d'élus, ont manifesté aujourd'hui dans les rues de Saint-Etienne, à l'appel de la Confédération paysanne, pour protester contre le prix du lait
Le trésorier national de la Confédération paysanne, a invité"les consommateurs à se joindre aux trois caravanes qui, à partir de lundi, vont sillonner la France au départ de la Haute-Loire, de la Manche et du Finistère, pour rejoindre Strasbourg le 13 juillet".
Le 14 juillet, au premier jour de session du Parlement dans sa nouvelle composition, elles participeront à une manifestation de paysans de toute l'Europe.  
 
 
Le 2 juillet
Des centaines de producteurs de lait poursuivaient jeudi le blocage, entamé lundi, des dépôts d'approvisionnement de plusieurs grandes enseignes de distribution en Belgique. Les magasins : Lidl et Aldi,  Cora sont particulièrement affectés par ce mouvement qui touche surtout la Wallonie (sud).
 
Le 30 juin
Ce mardi soir 450 producteurs se sont réunis au Molay-Littry ( Calvados )pour une réunion d'information et de mobilisation sur le problème du prix du lait, qui préoccupent l'ensemble des producteurs laitiers Français et Européens." La grève du lait, c'est un investissement pour l'avenir ! Psychologiquement c'est dur, mais c'est notre seul moyen de pression. On veut vivre correctement de notre métier ! "
 
 
Le ministre de l'Alimentation, de l'agriculture et de la pêche, Bruno Le Maire, a annoncé ce matin son intention de créer un label "Lait de France ", pour ( ... ) valoriser davantage tous les produits laitiers, transformés ou non transformés, [...] beurre, lait, yaourts. Ce label deverait être décerné par "le ministère de l'Agriculture [...] sur une base volontaire" Quand ?  
 
 
 
L'Organisation des producteurs Entremont (OPE), organise plusieurs réunions d'information pour échanger avec leurs collègues sur la situation grave de l'entreprise. Dans le Morbihan : le 7 juillet à Saint-Jean-Brévelay, salle Berthevin à 20 h 30; le 6 juillet, à Ploërmel, à la salle des fêtes à 20h 30. Dans les Côtes d'Armor : le 2 juillet, à Grâces, à l'espace multiculturel à 20 h 30; le 2 juillet, à Plémet, à la salle des fêtes à 20 h 30. Dans le Finistère : le 1er juillet, à Châteauneuf-du-Faou, salle ar Sterenn à 20 h 30; le 2 juillet, à Plonéis, salle polyvalente à 10 h 30.
 
 
 
" Ce blocus de la grande distribution était une opération de diversion pour sauver le soldat Lemétayer. Le président de la FNSEA était en difficulté après l'accord sur le lait contesté par sa base. Nous avons servi de bouc émissaire. C'est vrai qu'il y a du drame social dans l'air. Tous les marchés de matière première ont besoin d'être régulés. L'agriculture n'y échappe pas. C'est le rôle des politiques et de l'Europe " explique E. Leclerc,  lire la suite ...
 
 
 
Hier à Brest, la Chambre d'agriculture du Finistère a demandé aux pouvoirs publics et aux politiques d'agir pour retrouver dans l'Union européenne " une nouvelle régulation indispensable des marchés agricoles". En première ligne, la filière laitière.
Concernant l'entreprise Entremont-Alliance, la Chambre d'agriculture demande à l'Etat de faciliter rapidement "une solution de restructuration industrielle partagée".
Elle est aussi favorable à la structuration des filières, au développement d'accords de coopération ou d'alliance pour"regrouper l'offre et créer de véritables centrales de vente".
Et réclame une expertise technique et juridique visant à rééquilibrer les rapports et le pouvoir entre producteurs et transformateurs, revendique un rapport annuel de l'Observatoire des prix et des marges,  demande  un renforcement du dispositif national d'accompagnement d'allègement des charges pour la Bretagne.
 
 
 
Le 29 juin
L'Organisation des producteurs Entremont (OPE), indépendante de toute appartenance syndicale, c réée il y a deux semaines, afin" d'établir un rapport de force favorable avec la direction du groupe Entremont " et qui  vise à rassembler et fédérer le maximum des 5 500 producteurs bretons livrant du lait à Entremont a déclaré aujourd'hui  
" nous avons donné un ultimatum au 15 juillet à la direction d'Entremont Alliance. A cette date, elle doit nous donner une lisibilité sur l'avenir du groupe, elle doit nous informer sur ses repreneurs potentiels avec des dates en face. "
 
 
Les producteurs de lait belges bloquent depuis ce matin plusieurs centrales de distribution en Flandre et en Wallonie.
C'est grâce à ces centres que sont approvisionnées plusieurs grandes surfaces du pays, comme Colruyt, Lidl ou Aldi. Voir la vidéo surEuronews cliquez.
Des membres de la Confédération paysanne du Rhône sont venus ce matin devant la MSA, dans le 2e arrondissement de Lyon payer une partie de leurs cotisations sociales en bouteilles de lait.
 
 
Le 27 juin
Le distributeur de lait cru, sur le parking des Halles de l'Aveyron, est en service. Le tank est réalimenté tous les jours avec la traite du matin. Il suffit de venir avec une bouteille ou d'en acquérir une sur place et pour quelques centimes d'euros, il est désormais possible de déguster du lait frais.
 
 
Sur le site de l'Apli : " L'EMB a demandé un site (lagrevedulait.com), pour évaluer le nombre de "grévistes" prêt à agir lorsque la date sera fixée, la France devant prouver, comme nous le soulignons dans les réunions de terrain, sa détermination et la masse d'éleveurs concernés.
Les adhérents de l'APLI sont d'office comptabilisés puisque l'essence même de notre mouvement est la grève du lait comme moyen de revendication pour :
Un lait à 400 € / tonne.
La gestion des volumes calés sur les marchés.
Le refus de l'asservissement par contractualisation imposée."
Donc, pour la grève du lait se manifester sur le sit ewww.lagrevedulait.com
( Ce site a pour but de récolter des engagements informels à la grève du lait : chaque éleveur laitier peut s'engager ainsi dans cette action. )
 
 
Les producteurs de lait  de la Confédération paysanne de la Loire ont annoncé qu'ils iront lundi prochain, 29 juin, payer leurs cotisations à la Mutuelle Sociale Agricole (MSA) avec leur lait et leurs produits laitiers car " le prix du lait payé aux paysans ne leur permet plus de vivre de leur travail et de faire face aux dépenses."
 
 
Le 26 juin
A lire : Agriproxi: en faveur d’une agriculture de proximité ...Cliquez
 
 
Le nouveau ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, doit se se rendre aujourd'hui en Normandie pour rencontrer des producteurs laitiers.
Et il les a rencontré. Lors de l'entretien il a demandé le respect de l'accord signé début juin entre les producteurs de lait et les industriels qui prévoit un prix moyen de 280 euros les mille litres pour 2009. " Il ne faut rien faire qui puisse fragiliser cet accord "a-t-il affirmé. Toujours sur le court terme, il a souligné l'importance de la transparence des prix et des marges tout au long de la filière. " Nous voulons la transparence, c'est une exigence républicaine " a-t-il dit.
 
 
Aujourd'hui à Nantes, dès 10 h 30, les producteurs de lait du département deveraient s'installer aux différents points d'accès de la ville. Des perturbations sont à prévoir.
L'action a eu lieu comme prévu, puis les producteurs de lait ont levé les barrages filtrants à partir de 16h ce vendredi. Ils sont repartis par les quatre-voies en opération escargot.
 
 
Suite au blocage des accès du centre Leclerc de Bayeux, en mai dernier, les Fdsea et JA du Calvados devront verser  10 000 euros de provision au magasin. De plus, toute personne identifiée voulant limiter l'accès du magasin pendant les deux prochains mois sera condamnée à une astreinte de 1 000 euros.
 
 
Le 25 juin
Rapport d'information n° 481 (2008-2009) de M. Jean BIZET, fait au nom de la commission des affaires européennes, déposé le 23 juin 2009 .  
"La crise laitière est une crise européenne. Elle est vécue, de manière plus ou moins aigue par les différents états membres (...)  
La production laitière est liée à la sécurité alimentaire de la population. L'avenir de la filière est donc un enjeu public. (...)
En effet, plusieurs producteurs et laiteries ont proposé des distributeurs automatiques de lait cru réfrigéré. Les machines sont d'origine suisse et donnaient satisfaction jusqu'à ce qu'elles soient interdites par la DRIRE - Directions régionales de l'industrie, de la recherche et de l'environnement - en raison de débitmètres actionnés manuellement. Elles devraient être à nouveau en service à l'automne 2009. (... )
Ce rapport est utile, non seulement pour tous les sénateurs intéressés à un titre ou à un autre par la crise du lait, mais pour l'image même de notre commission. Comme l'a indiqué le rapporteur, il ne faut pas seulement travailler sur des propositions de textes ou en réaction à ces propositions, mais il nous faut prendre des initiatives. C'est ainsi que notre commission peut apparaître comme un centre de réflexion sur des questions d'actualité et celles du futur, notamment sur l'avenir de la PAC. "
À l'issue de ce débat, la commission a autorisé la publication du rapportd'information . Lire la suite....
 
 
 
La FDSEA et les Jeunes agriculteurs des Côtes d'Armor n'appelleront pas les producteurs de lait du département a arrêter les livraisons de lait. C'est la décision qu'ils ont prise en conseil fédéral, mardi soir.
 
 
Cette nuit près de 200 producteurs laitiers indépendants ont manifesté devant la préfecture de Quimper. La délégation de ce mouvement spontané qui a rassemblé de nombreux jeunes mais aussi des femmes et des enfants a été reçu par le prefet. Ils ont principalement demandé des mesures à court terme afin d'accompagner les producteurs en difficulté.
 
La Confédération paysanne a organisé hier un nouveau blocage du site isérois Sodiaal (usines Yoplait et Candia), à Vienne. Les producteurs laitiers, qui multiplient depuis trois semaines les actions entre Loire et Isère
 
 
Hier à Carhaix,  l'assemblée générale des coopératives de l'union Eolys (groupe Unicopa) a réuni plus de 600 personnes.  6 000 producteurs bretons livrent leur lait à Entremont Alliance, dont 2 000 sont adhérents chez Eolys.
Pour Gilles Bars, président d'Unicopa depuis 2008 " Eolys et Unicopa ne sont pas responsables de ce qu'on vit aujourd'hui, nous sommes des victimes. Si nos coopératives n'avaient pas investi pour orienter leurs fabrications de beurre et de poudres vers l'emmental, ce n'est pas 30% mais 60% de produits industriels que la Bretagne aurait aujourd'hui. Mais je suis d'accord avec vous, notre prix du lait est décalé et ça, ça m'empêche de dormir. "
 
 
 
Le 24 juin
Près de 1 500 producteurs ont voté en faveur d'une grève européenne du lait lors d'une réunion organisée hier ( mardi ) soir à Saint-Hilaire-du-Harcouët en Normandie.  C'est un ultime moyen de faire remonter les prix payés aux éleveurs. "Lève-toi, producteur laitier", ont chanté les producteurs debout après avoir voté vers minuit pour la gève du lait. 
Selon les informations données lors des premières réunions en Bretagne, la grève du lait aurait lieu mi-juillet  " le temps de s'organiser après l'assemblée générale du  EMB et l'adhésion de la France."
 
 
Plusieurs dizaines de producteurs de lait bloquaient depuis mercredi matin à Vienne (Isère) l'usine Sodiaal-Candia, une des plus grosses laiteries de la région lyonnaise, pour demander une renégociation du prix du lait.
 
 
Les producteurs de lait indépendants de l'arrondissement d'Ancenis ( Pays de Loire ) après avoir manifesté devant plusieurs grandes ou moyennes surfaces, ils passeront à une action différente : la grève du lait.
 
 
 
Le 23 juin
Les producteurs de lait ont perturbé ce matinuper l'ouverture du Super U de Saint-Marcel. Ils ont déversé gravats et terre à l'entrée du parking. Ils ont fait de même devant le Lidl de Malestroit.

 
Pris à la gorge, Entremont a dû demander au gouvernement une dérogation à l'accord national conclu récemment avec les producteurs laitiers... ravivant la colère de ces derniers. ( Voir notre vidéo du 15 juin ). 
Le 14 juin, les 6 000 fournisseurs d'Entremont lançaient un cri d'alarme sur la viabilité de leurs exploitations.
A présent Entremont, annonce être à la recherche de partenaires pour soutenir le groupe, fragilisé par la chute des cours mondiaux des produits laitiers.
Lactalis et Sodiaal préparent leur offre pendant que le Comité interministériel de restructuration industrielle demande aux actionnaires d'Entremont de procéder à une augmentation de capital.
Et c'est Albert Frère ( CNP )  qui pourrait devoir injecter de nouvelles liquidités dans l'entreprise fromagère Entremont Alliance. Ce ne sont pas les conditions de marché qui l'y obligent, mais le gouvernement français. En effet l'homme d'affaires est  en possession de 63,5% du capital.
 
 
 
 
Hier, près de mille agriculteurs, ( et 1500 selon les organisateurs  ) ont répondu à l'invitation de l'Apli.  Le rendez-vous a été fixé le soir à  la salle Théodore Botrel à Saint-Méen le Grand.  Les dirigeants EMB : Erwin Shopges et Stephan Lehman, ainsi que Pascal Massol, président de l'Apli étaient présents.
Les élus locaux sont venus également. Voir le reportage de France 3 région en cliquant sur l'image.
 
 
Le 22 juin
 
Les actions coup de poing aussi en Bretagne et en Normandie :
lundi soir 200 agriculteurs bloquaient la quatre voies dans les deux sens, entre Morlaix et Saint-Pol-de-Léon, au niveau de Taulé. Ils ont déversé le contenu de leurs 50 tracteurs et ont  allumé des feux ;
dans la soirée,  les agriculteurs avec leurs remorques remplies de pneus ont traversé le centre-ville de Caen. Ils ont terminé leur opération de protestation par un pique-nique.

 
 
Ce lundi, Michel Barnier, ministre de l'Agriculture a appelé ses collègues de l'UE et la Commission européenne à entendre les revendications des producteurs de lait qui ont manifesté dans la journée à Luxembourg.
"La Commission européenne ne doit pas sous-estimer la gravité de cette crise. (... ) Ce qui s'est passé aujourd'hui à Luxembourg prouve que cette crise est grave".
"Je crois que les ministres européens doivent entendre l'appel (de la profession) à maintenir des régulations, des systèmes de maîtrise des production, notamment dans le domaine du lait, ( ... ) Autrement, on va retrouver des situations insensées de surproduction, de baisse des prix et de drame dans les campagnes. ( ... ) Le commerce équitable ne vaut pas seulement au Pérou ou à Haïti, ça vaut aussi pour l'Europe" a-t-il dit.
Pour Mariann Fischer Boel, commissaire à l'Agriculture " il faut lancer un message clair à la grande distribution en expliquant que si elle ne revoit pas sa politique de prix, le pire est à envisager : la disparition assurée des producteurs de laits ce qui conduira l’Europe à importer du lait ".
 
 
" Le système de l'économie de marché ne doit pas être remis en cause par la crise, ce n'est pas par un retour à une certaine forme d'économie administrée (tel qu'un encadrement des prix ou des marges) que ces difficultés doivent être résolues ", indique la Commission d'examen des pratiques commerciales (CEPC).  Et poursuit dans son communiqué " la libre concurrence permet d'atteindre le bon rapport qualité prix, un des éléments majeurs du pouvoir d'achat, et aux entreprises de dégager les marges sans lesquelles elles ne peuvent subsister ".
 
La CEPC a été mise en place par le gouvernement pour surveiller la bonne application  de la Loi de modernisation de l'économie dans la distribution. Les agriculteurs et industriels dénoncent des abus dans le pouvoir de négociation justement  des distributeurs notamment dans le secteur du lait.
 
 
 
L'Association nationale des producteurs de lait indépendants invite à une nouvelle réunion le 22 juin à Saint-Méen le Grand.
 

 
Le 20 juin
La situation est brillante pour les uns et moins pour les autres.
Le président de la FNSEA, Jean-Michel Lemétayer, a été élu ( le 17 juin )  président du conseil d'administration de la société Sopexa, chargée de la promotion des exportations agricoles et agroalimentaires françaises.
Une nouvelle place au soleil ? Qui le remplacera à la FNSEA ?   
 
Sopexa travaille notamment en délégation de service public pour la mise en oeuvre d'un programme de promotion de la culture alimentaire et des produits français dans le monde, qui s'étend jusqu'en 2012.
L'État a vendu, début 2008, les 25% du capital qu'il détenait dans Sopexa. Cette transaction a permis l'entrée de trois nouveaux actionnaires, Unigrains, Sofiprotéol et Intercéréales, sociétés financières de filières agricoles françaises, ainsi que l'augmentation des parts du Crédit Agricole qui détient 18,7% du capital.
 
 
La Commission européenne a jusqu'ici annoncé quelques aides très ciblées en faveur du secteur, mais elle se refuse à remettre en cause sa politique très décriée dans certains pays en matière de quotas de production de lait. L'UE s'est engagée dans une politique de libéralisation du secteur passant par un relèvement progressif des quotas laitiers, avant leur disparition prévue début 2015.
 
 
Le 19 juin
 
En fin d’après-midi, en Vendée et en Loire-Atlantique des maraîchers ont mené une opération coup de poing. En colère contre l'importation massive de fruits et légumes venus du monde entier : oranges d'Espagne, avocats du Pérou, tomates d'Italie ou des Pays-Bas, pommes de terre d'Israël, etc. Un coup d'éclat destiné surtout à attirer l'attention de la clientèle sur les difficultés des maraîchers.
 
La nuit,  les agriculteurs ont déversé sur la voie express, au niveau de Guiclan  : pneus, terre, palettes, végétaux. Des brasiers sur près de 500 mètres de long ont ensuite été allumés.  
 
Les producteurs laitiers ont levé le blocus, autour de la laiterie Lactalis de Bayeux dans la nuit et en partant   ils ont déversé une dizaine de bennes de fumier aux abords de l'usine. 
Une autre laiterie : Danone du Molay-Littry a été aussi la cible de producteurs.
 
 
Le 18 juin
Venus d'Allemagne, de France, de Belgique mais aussi de Suisse, les producteurs européens de lait à bord de plusieurs centaines de tracteurs ont commencé à manifester aujourd'hui à Bruxelles à l'occasion d'un sommet des dirigeants de l'UE, pour protester contre la chute des prix qui met selon eux leur existence en danger.
Un millier de tracteurs bloquaient en début d'après-midi le quartier européen de Bruxelles et l'avenue de Tervuren, selon l'European Milk Board, organisateur du rassemblement. La police fédérale estime pour sa part le nombre d'engins agricoles à environ 700, soit 2 000 agriculteurs, principalement des producteurs laitiers.  
 
Les actions d'agriculteurs continuent en Bretagne : à Keriven, zone de Saint-Martin-des-Champs il y avait une quarantaine de remorques chargées et une vingtaine de voitures, aux abords du centre des impôts. 
Les rassemblements aussi à Landivisiau, Plouvorn et Lanmeur.  
 
En Normandie aussi : une soixantaine d'agriculteurs venus du Bocage et du Bessin ont entamé le blocus de la laiterie Lactalis à Bayeux. Un mouvement décidé par des producteurs de lait non syndiqués.
 
 
Le 17 juin
Les agriculteurs de Brocéliande et des environs  adhérent à l'Apli.
Voir le reportage, cliquez sur l'image.  
 
 
 
 
Aujourd'hui : la journée internationale de l'alimentation.
"La volatilité des prix a des effets dévastateurs. Elle désorganise les productions et la distribution." Lire ... 
" Plaidoyer pour une nouvelle politique de prix agricoles " Lire ...
 
Ce mercredi 17 juin à Ploërmel a été créée association des Eleveurs laitiers d'Entremont Alliance. Son objectif  : fédérer les 5500 producteurs bretons et leur apporter un appui moral par ces temps difficiles pour le groupe qui pèse 30% de la collecte régionale (1,7 milliard de litres). Elle est présidée par Pascal Nizan, éleveur laitier dans le Morbihan, ilest  épaulé par trois vice-présidents, François Caradec (29), Philippe Garnier (35) et Jean-Pierre Clément (22). 
 
Aujourd'hui doit se tenir à Bercy, la réunion entre les agriculteurs, les industriels, les représentants de la grande distribution et le ministre de l'Agriculture Michel Barnier, et son secrétaire d'Etat à la Consommation, Luc Chatel.
 
Les actions musclées des agriculteurs ont continué cette nuit. Les agriculteurs se sont retrouvés de nouveau devant le centre des impôts de Morlaix pour se rendre ensuite devant le centre Leclerc, qu'ils ont  arrosé de lisiers et de lait avant de décharger toutes les remorques sur le parking. Le magasin qui emploie 170 personnes ne devrait pas ouvrir ce matin.
 
A Concarneau, les agriculteurs ont déversé des gravats, de la paille et des pneus dans lesquels ils ont mis le feu sur les parkings du centre Leclerc et d'Intermarché. Ensuite, ils ont manifesté dans les rues de la ville.
 
 
Le 16 juin
A Quimper, dans la soirée la Coordination rurale (UDSEA, Confédération paysanne...) ont manifesté devant la préfecture du Finistère. Devant la porte close, ils dénoncaient  "une meilleure écoute des casseurs que de ceux qui dialoguent" de la part des représentants de l'Etat. Ils ont évoqué  la possibilité d'une grève du lait.  
 
L'Association nationale des producteurs de lait indépendants lance aujourd'hui " l'opération des bâches noires". 
" Tout éleveur est invité à disposer à proximité sa ferme (si possible près d'un axe routier fréquenté) une bâche noire comportant l'inscription suivante : ici, bientôt grève et don de lait "
informe le site web de l'association 
APLI - EMB Mouvement Européen .
 

 
Cette nuit devant l'hôtel des impôts de Morlaix, les agriculteurs et leurs familles ont déversé des dizaines de tonnes de palettes, round-balls, arrosés de quelque 50 000 litres de laits.  
 
Et aussi à Lesneven les producteurs de lait avaient bloqué l'entrée de la zone d'activités en  des gravats dans le rond-point. Ils ont aussi enflammé une pile de pneus devant le siège de la communauté de communes,  "pour dénoncer l'inaction des politiques" face à la chute du prix du lait. La paille, de la terre et d'autres pneus ont été également déversés  sur le parking du magasin Casino.  
 
Egalement  à Concarneau, devant les entrées de l'hypermarché Leclerc des gravats mêlés à de la paille et des pneus ont été déversés.  
 
 
Le 15 juin
La coopérative Éolys, ( partenaire minoritaire à travers Unicopa au capital de l'industriel laitier Entremont Alliance ), alerte les pouvoirs publics et l'ensemble de la filière laitière sur la situation du groupe qui dépend des produits industriels beurre et poudre.  
 
La coopérative annonce que le groupe n'est pas en mesure de rémunérer ses producteurs au dessus de 205 euros pour 1000 litres.
 
( Les accords du 3 juin prévoient 285 euros, ce que les agriculteurs n'ont jamais touché.  )
 
Eolys réclame la mise en place d'un outil collectif entre laiteries pour gérer les excédents de lait. Elle a noué des pourparlers avec Lactalis et le groupe Sodiaal autour de ce projet.
 
" Coup de gueule"  du patron de la grande distribution
 "Qu'on arrête le cinéma ! L'administration connaît parfaitement les marges de chaque distributeur et de chaque magasin" s'insurge Michel-Édouard Leclerc dans l'entretien accordé au Figaro économie. Le grand patron de la grande distribution s'interroge sur l'ambiguïté des relations entre le gouvernement et le principal syndicat agricole.
 
" Il y a eu beaucoup de casse dans l'Ouest suite aux mots d'ordre nationaux de la FNSEA, qui a appelé à durcir les positions. Il y aura des plaintes au pénal. "
 
" Michel Barnier ne s'est pas grandi en désignant la distribution comme bouc émissaire. Non seulement il ne défend pas la politique agricole commune, mais son appel aux contrôles le décrédibilise. "
 
"Nous pouvons comprendre qu'il fallait laisser Michel Barnier gagner les élections européennes. Mais laisser la situation dévier de cette façon, c'est lamentable. Cette démission des pouvoirs publics pose la question de l'ambiguïté des relations entre la FNSEA et le gouvernement."  Lire l'article...
 
 
Le 14 juin
Le soir, les supermarchés de Concarneau : centre Leclerc, Netto, Lidl et ED ont été bloqués par les agriculteurs qui ont déversé des gravats et brûlé de la paille et des pneus. Ensuite ils ont organisé une opération escargot sur la quatre-voies dans les deux sens : Quimper et Lorient.
A Morlaix, la nuit, les agriculteurs, avec des tracteurs, se sont installés du côté du pont routier. Les voies d'accès à la voie-express ont été bloqués par les autorités.  
 
A Quimper dès ce matin les agriculteurs ont bloqué les deux entrées du siège du Crédit Agricole, de la direction départementale des services vétérinaires et le Magasin vert. Les mêmes actions dénonçant le manque de solidarité du milieu para-agricole avec les producteurs  ont eu lieu dans de nombreuses villes de Cornouaille, Plonéour-Lanvern, Pont-Croix...

La Confédération paysanne qui a décidé de bloquer le conseil général de la Loire et la préfecture, à Saint-Étienne entendait ainsi dénoncer l'accord passé la semaine précédente sur le prix du lait et démonter que la mobilisation ne faiblissait pas dans le département.

" On a levé les barrages, mais ça ne veut pas dire qu'on ne va pas revenir. Il ne faut pas qu'ils jouent aux malins. Si les choses ne changent pas les producteurs laitiers vont disparaître un par un et on ne va pas assister à une telle évolution sans rien faire " déclaration du président FDSEA du Jura.

 
 
Le 13 juin
 
Ce soir
Dans la soirée les agriculteurs ont arrêté les blocages.
Seulement quelques manifestatns indépendants en Normandie, déçus par les syndicats trop mêlés à la politique poursuivent l'action. Ils restent inflexibles après les promesses de contrôle sur le prix du lait annoncées ce samedi par le ministre Michel Barnier.  " Nous, ce qui nous importe c’est le prix du lait. En dessous de 305 euros la tonne, on crève la vie. "
 
Jean-Michel Lemétayer président de la FNSEA, qui a représenté les agricultuers ce matin face au ministre Michel Barnier, a été inscrit sur la liste des possibles successeurs de ce même ministre. Le président de la FNSEA a exclu aujourd'hui cette éventualité. Cependant comment peut-on défendre les intêrets des manifestants et être à la fois un candidat au ministère de ce même gouvernement ?


Ce matin
Les producteurs laitiers poursuivent le blocus national. Le mot d'ordre est : blocage jusqu'à au moins 16h30. Les discussions avec les ministres et les représentants de la FNSEA, à Paris, doivent débuter à 10h.
 
Les gérants des magasins attendent avec impatience ce rendez-vous. Toute la semaine, la peur au ventre, ils ont été l'objet des différentes attaques de la part des agriculteurs. Nombreux ont retiré le lait des rayons avant que les agriculteurs ne viennent, d'autres ont carrément fermé leurs magasins : pour cause de travaux.
 
 
Le 12 juin
Plusieurs magasins dans la région sont pénalisés par le blocage des entrepôts. Pas d'approvisionnement en produits laitiers, lait, yaourt et charcuterie.
Autre conséquence du mouvement : baisse de commandes, accompagnée de la baisse des prix des légumes frais, produits non stockables.
Quant aux centres Leclerc, et d'autres  hypermarchés  ils ne manquent de rien.
 
La pression sur le terrain continue. En milieu d'après-midi ils étaient 7 000 agriculteurs mobilisés sur 41 plates-formes de distribution sur tout le territoire, à l'exception de l'Ile-de-France et du Nord-Pas-de-Calais.
Une rencontre avec les ministres Michel Barnier et Luc Chatel, dans l'espoir de trouver une issue au conflit est programmée ce samedi à 10h.
 
Les enlèvements de caddies continuent, à Mauron (Super U) les agriculteurs sont venus la nuit précédente. Ils ont emporté une grande partie des chariots. Quelque 35 agriculteurs ont été de retour ce midi. Accompagnés de la gérante du magasin, ils ont pu vérifier que le lait n'était pas en vente. Les packs de lait ont été préalablement retirés des rayons par les gérants de l'enseigne.
 
 
Le 11 juin
39 plate-formes étaient bloquées à 22h30, selon la la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), à l'origine du mot d'ordre.
 
La FNSEA a annoncé que les 22 régions françaises seraient touchées, à raison d'une ou deux plates-formes par région.
 
"La colère des agriculteurs est justifiée car, de fait, les prix baissent pour eux et augmentent pour les consommateurs". "Hier 15% de marge suffisaient aux grandes surfaces ; aujourd'hui 25% est leur minimum"
 
Les agriculteurs continuent de bloquer les plates-formes de la grande distribution. Les manifestations vont s'étendre à partir de jeudi soir pour 48 heures sur la moitié du réseau d'approvisionnement des grandes surfaces.
 
A savoir que le revenu des agriculteurs a baissé en moyenne de 15% en 2008 en raison de la flambée des charges des exploitations et de la baisse de la plupart des prix à la production.
 
 
Après-midi
Les agriculteurs changent de cible : Confédération paysanne déverse de la poudre de lait dans le bureau du député UMP de Saint-Lô. La Confédération paysanne dénonce une "inactivité politique", et prévoit d'aller ainsi visiter d'autres permanences de parlementaires. 

Après avoir  bloqué ce midi, durant trois heures, l'hypermarché Leclerc près de Fougères les agriculteurs sont partis avec une centaine de chariots de la grande surface à la sous-préfecure. Ils les ont déposés ainsi que le fumier et le foin. Ensuite, avec une vingtaine de tracteurs ils se sont dirigés vers l'hyper Carrefour.

Les agriculteurs ont déversé du lisier devant les locaux de la Mutualité sociale agricole (MSA) pendant qu'une réunion avait lieu à la préfecture de Caen.  

 
Avant-midi
Le mot d'ordre ( toujours ) blocage des plates-formes de la grande distribution pendant 48 heures, lancé par la FNSEA. 
D'autres syndicas rejoignent le mouvement : hier devant la préfecture de Nantes la Confédération paysanne et la Coordination rurale ont rassemblé soixante tracteurs et 400 producteurs de lait.
 
La base Intermarché de Mellac près de Quimperlé est toujours bloquée par les éleveurs laitiers.
 
Les producteurs arrivent en tracteurs par la quatre voies Bégard à Guingamp, puis la route RN12 vers Saint-Brieuc.  Un grand rassemblement départemental est prévu devant la préfecture.
 
La nuit de 10 à 11 juin
300 agriculteurs ont empilé des chariots de supermarché devant les grilles de la préfecture de région, rue Martenot à Rennes. Le préfet a reçu leur délégation et s'est engagé à transmettre les revendications. Les manifestants sont ensuite repartis devant la plate-forme Easydis, à Gaël.
 
Le 10 juin : les forces de l'ordre arrivent, les agriculteurs resistent
 
Morbihan
La base d'Intermarché à Saint-Gérand - mardi soir, les 500 agriculteurs sur les lieux depuis dimanche soir, reçoivent  l'ordre  de partir.  Les affrontements se poursuivent la nuit de mardi à mercredi. Les forces de l'ordre reprennent le contrôle du parking.  Les agriculteurs sont retranchés sur la route.
 
Ille-et-Villaine
Tradimar dans la zone d'activités de Chantepie - après être partis de Bain-de-Bretagne, la nuit de mardi à mercredi près de 200 agriculteurs bloquent cette palte-forme également utilisée par le groupe Carrefour pour livrer ses magasins.
 
Côtes d'Armor  
La base d'Intermarché à Rostrenen -  les CRS sont intervenus, hier soir, vers 20h15. Les agriculteurs quittent les lieux et partent vers Guingamp, pour rejoindre leurs collègues qui bloquent la centrale Lidl.
La plateforme Lidl de Ploumagoar - bloquée depuis lundi, les 150 agriculteurs  présents la nuit de mardi à mercredi ont appris qu'une intervention des CRS est programmée ce mercredi matin.
 
Finsitère
La base Intermarché de Mellac et du Leclerc de Quimperlé - blocage se poursuit, quelque 200 agriculteurs sont sur place.
 
Un mouvement national est prévu à partir de jeudi.
Deux cibles sont visées : grandes et moyennes surfaces et  M. Mazuret, responsable d'Entremont Alliance Unicopa.
 
 
Dans la nuit de 8 à 9 juin
Environ 300 agriculteurs, selon les Jeunes Agriculteurs (JA), ont quitté la plate-forme de distribution Carrefour de Bain-de-Bretagne pour aller charger avec leurs remorques plus de 3 000 caddies des supermarchés à Bain-de-Bretagne, Guipry et Janzé, et du centre Alma de Rennes.
De retour devant la centrale d'achats de Super-U à Bain-de-Bretagne les agriculteurs ont sorti les caddies. Quelque 7 000 chariots et les tracteurs bloquent toujours l'entrée, l'action doit continuer toute la semaine.
 
Les grandes surfaces de Redon ont connu le même sort. La même action a été organisée devant le centre Leclerc de Saint-Nicolas de Redon, les chariots  en partie ont été jetés dans le canal.
Les actions ont été réalisées à l'appel de la FDSEA.
 
Aussi,
Les producteurs de lait du secteur des Pieux, bloquent la centrale nucléaire de Flamanville depuis 6 heures de matin. Ils se sont positionnés à l'entrée, et filtrent les arrivées des employés.
En Ille-et-Vilaine, trois plates-formes sont bloquées depuis lundi, à Gaël ( Easydis desservant notamment le groupe Casino), Bain-de-Bretagne ( Carrefour) et au Grand-Fougeray (Intermarché).
 
 
Le 8 juin
Les blocages de plates-formes d'approvisionnement de la grande distribution, prévus ont commencé dimanche soir dans l'Ouest.
Les actions qui se poursuivent :

Ille-et-Vilaine :
à Gaël (Casino), Bain-de-Bretagne (Carrefour) et au Grand-Fougeray (Intermarché),

Côtes d'Armor : 
la base Intermarché de Rostrenen,
depuis ce lundi 11 h, une soixantaine d'agriculteurs, toutes productions confondues, bloquent les accès au centre Leclerc de Lamballe,

Morbihan : à Saint-Gérand, la base Intermarché,

Finistère : la Scarmor, plate-forme Leclerc au Relecq-Kerhuon, près de Brest.  
 
Le 5 juin
Les producteurs de lait des Côtes-d'Armor bloquent de nouveau de ce des grandes surfaces. 
La Fdsea et les Jeunes Agriculteurs du Morbihan " n'acceptent pas le principe de la flexibilité, qui va lourdement peser sur eux ".
L'Organisation des producteurs de lait (OPL) et European Milk Board ( EMB ), prêts à entamer une grève du lait,
déclarent " le prix équitable en France ne pourra être obtenu que par une politique européenne capable de gérer des volumes de production. " 
 
Le 4 juin
"C'est un accord de dupes" denoncent  les Jeunes agriculteurs, la Fdsea du Finistère et  la Coordination rurale pour qualifier la décision prise mercredi soir. "Non seulement la médiatisation de l'accord incitera les centrales d'achat à faire baisser le prix de vente des produits laitiers, mais cela n'aura aucun effet structurant sur la filière".
 
Le 3 juin au soir
Mercredi soir 3 juin les acteurs de la filière laitière sont parvenus à un accord sur un prix moyen de 280 euros les mille litres, avec un plan gouvernemental d'accompagnement de 30 millions d'euros pour 2009.

 
La nuit de 2 à 3 juin
Dans la nuit de mardi 2 à mercredi 3 juin, vers 3 h du matin, les ultimes négociations entres les Industriels et les  producteurs de lait ont échoué.

" Il y a eu rupture des négociations, les positions de chacun étaient trop éloignées", a expliqué un négociateur de la Fédération nationale des producteurs laitiers  FNPL qui représente les producteurs. ( source AFP )
"Les écarts de prix sont restés trop importants", a-t-il ajouté. Alors que les industriels ont proposé 276 euros pour 1 000 litres, les éleveurs laitiers sont restés sur leur position de 290 euros pour 1 000 litres.

La réunion de jeudi dernier avait aussi achoppé sur le prix. Les producteurs avaient baissé leurs prétentions de 305 euros à 290 euros pour 1 000 litres mais les industriels n'avaient pas voulu bouger, à 267 euros.
"Aucune nouvelle réunion n'est prévue", a encore indiqué le négociateur de la FNPL.
 
 
 
 
 
 
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