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Michel Barnier, ministre de
l'Agriculture, s'est engagé samedi 13 juin auprès des deux syndicats
d'agriculteurs FNSEA et JA : sur la création des brigades de contrôles des
prix sur les produits agricoles, ( composée d'inspecteurs et contrôleurs de la
Direction générale de la concurrence et de la consommation - DGCCRF) et sur
l'application de la loi dite Loi de modernisation de l'économie ou
LME.
Un nouveau rendez-vous est
fixé mercredi prochain avec la ministre de l'Économie, Christine Lagarde. Les
producteurs, les transformateurs et la grande distribution y sont invités.
Seuls ces deux syndicats
FNSEA et JA ( syndicat des jeunes agriculteurs de moins de 35 ans, regroupant
quelque 50 000 adhérents, branche de la FNSEA) étaient invités à rencontrer
Michel Barnier.
Et pourtant La
Confédération paysanne, ( second grand syndicat français après la FNSEA) a
été présente aussi sur le terrain. Pour eux , "les grandes surfaces ne sont
ni la cause ni la solution" au problème du lait. Mais les
blocages ont été un moyen pour la FNSEA "de garder la main sur le milieu
agricole en faisant oublier sa responsabilité dans la signature de cet
accord". ( Il est question de l'accord sur le prix du lait du 3 juin.
)
A savoir que la
Confédération paysanne n'a pas participé aux négociations du 3 juin dernier avec
les industriels puisque seule la FNSEA (fédération nationale des syndicats
d'exploitants agricoles), via sa branche spécialisée, la fédération nationale
des producteurs laitiers (FNPL), est habilitée à représenter les producteurs.
Pour un autre groupement des
agriculteurs : l'association des Agriculteurs et producteurs de lait
indépendants ( Apli ) la situation est clair et ce depuis novembre 2008
" nous avions
alerté, par notre mouvement de grève du lait symbolique, l'ensemble de cette
filière sur les risques encourus, si rien n'était entrepris en décembre. ( ...
) le prix du lait est indexé sur le prix allemand et sur les produits
industriels. Ces deux indices étant au plus bas, ils connaissaient les
conséquences directes qui nous étouffent aujourd'hui. De plus, le marché du lait
étant européen, on peut concevoir que les industriels français, dans un souci de
compétitivité, tendent à se rapprocher des prix payés en Europe du Nord. "
Bref, pour Apli le problème du prix du lait peut être réglé qu'au
niveau de l'Europe.
La mobilisation nationale a été annoncée
officiellement par la FNSEA jeudi 11 juin. Les médias ont commencé à en parler
massivement seulement à partir de ce jour, mais les agriculteurs étaient engagés
fortement depuis déjà plusieurs jours.
Qui décident de l'information
? Pourquoi seuls les syndicats proches de gouvernement ont le droit de faire
valoir leurs droits ?
Pourquoi les alertes d'Apli ne sont pas prises en
compte ? Est-ce parce que ce groupement des agriculteurs n'est pas suffisamment
proche de l'État pour que celui -ci puisse le manier à sa guise.
Les blocages qui ont eu lieu
ces derniers jours sont-ils seulement dus aux revendications sur les marges des
produits agricoles ?
Ou, une fois de plus c'est
une histoire politisée. N'oublions pas que Michel Barnier, ministre de
l'Agriculture, pour le moment, a été élu au Parlement européen.
Que La FNSEA a décidé de se
joindre à une manifestation du groupement des syndicats agricoles européens
(Copa-Cogeca) prévue le 22 juin à Luxembourg.
Et que l'Apli doit rejoindre
European Milk Board pour une grève européenne du lait.
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