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L'industrie
éolienne étrangère installe ses machines en France Depuis 2004, le prix
des matières premières : acier, cuivre, béton, les composant des
éoliennes, a fortement augmenté en Allemagne. Ainsi, le prix de revient d'un mat
a augmenté de 50%, celui d'un générateur a littéralement doublé. Pour
trouver les solutions dans le secteur éolien face à l'inflation, en 2006 est
créé le bureau franco-allemand de coordination pour l'éolien. Entre ces deux
pays la coopération en matière des éoliennes devient durable. Les trois
principaux constructeurs allemands d'éoliennes Enercon, Repower et Nordex
continuent de vendre ses machines. Ils emploient 70 000 personnes, se partagent
20% du marché mondial.
En 2007, l'industrie éolienne
allemande dépasse 6 milliards d'euros de chiffre d'affaires. 80% de ce montant
est réalisé à l'exportation. Les constructeurs étrangers, Vestas et de GE
Energy, font de même pour écouler leur stock en se lançant à la conquête des
territoires dépourvus d'éoliennes, tels que la France, où en plus une garantie
d'achat d'électricité vert à un prix fixe sur 15 ans a été ordonné le 14 juillet
2007.
France-Allemagne
: les différences électriques En Allemagne, la
dernière centrale nucléaire (Neckarwestheim) a été mise en service en 1989. En
mai 2009, douze centrales nucléaires sont en service pour un total de dix-sept
réacteurs nucléaires. Suite à la loi en faveur de l'arrêt du nucléaire
civil (en 2000), la dernière centrale devrait fermer en 2021.
Dans un tel contexte le
développement des énergies éoliennes a été cohérent tant qu'il y avait de
la demande et de la place.
En France, un parc de 58
réacteurs nucléaires répartis sur 19 sites produit 78% d'énergie
électrique. Deux nouveaux réacteurs de type EPR (European pressurized
reactor), sont en projet : un à Flamanville, le second à Penly ( projet annoncé
en janvier 2009 ). La politique de la France privilégie l'énergie nucléaire
et à la fois ouvre les portes aux promoteurs d'éolien afin de préserver les
intérêts des grands actionnaires des entreprises touchées par l'inflation. Et
aussi...
L'objectif : offrir un produit
spécifique à tout consommateur
Au début de ce troisième
millénaire, un nouveau modèle de consommateur est né : un consommateur soucieux
des problèmes écologiques de sa planète. Pour sauver la Terre, ces
consommateurs sont capables de baisser considérablement leur consommation
énergétique. Les appareils nouvelle génération, qui consomment peu d'électricité
sont mis sur le marché. Le secteur de construction des bâtiments est doté
des isolants très performants. Et très prochainement les
voitures électriques vont se populariser. Tous ces efforts sont réalisés
pour éviter la surproduction de la CO2. Bonheur pour les uns, mais une perte
d'argent pour les autres. Le spectre de l'argent non dépensé flotte sur
l'Hexagone. Impensable. Alors, la politique s'accorde avec
la demande. En plus de l'électricité des centrales nucléaires, il faut des
éoliennes en masse. Les schémas éoliens sont dessinés, beaucoup à titre
indicatif. La France se couvre d'éoliennes : 2 500 à présent et 6 000 de
plus dans l'avenir proche. Le consommateur vert pourra ainsi consommer à volonté
et avec bonne conscience.
Encore un mot
sur l'économie d'énergie électrique
La sobriété
énergétique est inscrite dans la loi depuis le Grenelle de l'environnement.
A chaque fois qu'un schéma d'implantation des
éoliennes est esquissé le premier point qui est abordé est justement la sobriété
énergétique.
Cependant, le 9 juillet dernier la Commission de régulation de
l'énergie (CRE) a condamné l'entreprise Voltalis, (qui permet aux particuliers
les économies d'électricité ) à dédommager EDF.
Comment ça marche : Voltalis
installe chez un particulier un boîtier qui permet à distance de
débrancher momentanément le fonctionnement d'un certain appareil. Ceci se
produit au moment de fortes pointes de consommation électrique.
L'électricité non consommée par cet appareil est renvoyée sur le réseau. Cette
manipulation évite le branchement des centrales thermiques très
polluantes. Une
véritable économie d'énergie est réalisée du fait qu'il n'y
ait pas de demande d'électricité supplémentaire.
Les économies
d'énergie sont plus simples et moins chères que l'augmentation des capacités de
production, pour laquelle le patron d'EDF a récemment réclamé la hausse des
tarifs de 20%. Dans cette situation chaotique est présentée la taxe
carbone.
Le cercle
infernal : construire plus, pour consommer plus et être taxé
Comme les éoliennes imaginées dans les années 80 pour
sortir du nucléaire, la taxe carbone a été aussi lancée dans les meilleures
intentions.
Une des propositions du livre
blanc consistait à redistribuer le produit de cette taxe par le biais d'un
"chèque vert"
uniforme à tous les ménages. Hélas, une fois de plus l'idée est détournée. Les écolos
sont vraiment trop verts !
La commission Rocard suggère la mise
en place de cette taxe carbone accompagnée de compensations très partielles pour
les consommateurs et qui reviennent à prendre de l'argent aux ménages pour
combler notamment le manque à gagner après la suppression de la taxe
professionnelle.
( Quand les industriels des éoliennes souhaitent avoir les
terrains pour leurs machines ils promettent aux collectivités les retombées
importantes de la taxe professionnelle. Jusqu'à présent, cette taxe a été
imposée aux entreprises qui s'installaient dans les communes. Désormais, ce
fonctionnement a changé et d'autres procédés la remplacent, notamment la
taxe carbone pour les ménages. )
En clair : les sources de la
production d'électricité se multiplient pour satisfaire tous les consommateurs,
qui vont continuer de consommer beaucoup ce qui permettra à la taxe
carbone un bénéfice durable.
Et si c'était le coup de la
fourchette royale : échec aux écolos, main mise sur les consommateurs et
renforcement de la position des grands actionnaires ?
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