Le C@rnet du Terroir
Cahier société
 
Septembre 2009
 
Protection de l'environnement : corbeaux ou pigeons ?
 
" Cette histoire est complètement surréaliste. Nous sommes des militants qui se battent contre un projet de décharge, on agit au grand jour, pas comme ce corbeau. "
 
Fin 2007 et début 2008, une série de courriers signés " Combattants de la cellule 34 " a été adressée à diverses personnalités politiques, dont le Président Sarkozy. Ces lettres de menaces de mort étaient accompagnées  d'une balle.
 
 
Le jeudi 3 septembre dernier, plusieurs médiats annonçaient interpellation d'onze personnes à Montpellier et dans les environs, faisant suite à l'affaire de ces lettres de menaces. Parmi elles, figuraient un buraliste, ancien légionnaire, déjà entendu au mois d'avril dans cette affaire, un chirurgien-dentiste, un architecte et un notaire. Dix restaient en garde à vu jeudi dans la soirée, l'une d'elles ayant été remise en liberté. Au final, neuf  d'entre elles ont été placées en garde à vue.
Source :
Midi Libre
 
 
Le vendredi 4 septembre Le Parisien publiait "  "On espère que ce sont les bons ", soufflait hier soir une source proche du dossier pour commenter les dix gardes à vue en cours. " Il y a une pression hallucinante ", estime même un magistrat. Depuis plusieurs semaines, le président appelle très régulièrement son ami et ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux et demande des résultats rapides. Et l'enquête pilotée par la sous-direction antiterroriste (Sdat) de la Direction centrale de la police judiciaire mobilise des dizaines de policiers, jusque dans les rangs de la Direction centrale du renseignement intérieur, l'ex-DST. "
 
 
Le samedi 5 septembre, au cours de la journée les personnes interpellées jeudi dans la région de Montpellier dans le cadre de cette enquête menée par le parquet antiterroriste ont été remises en liberté sans qu'aucune charge n'ait été retenue contre elles.
Seul un buraliste, rédacteur d'une feuille qui se qualifie de "prolétarienne" et déjà entendu dans cette enquête, restait en garde à vue samedi en fin de journée.
Source :
Midi Libre
 
 
Samedi vers 23h, François BARRÈRE, toujours de Midi Libre écrivait :
" "Cette histoire est complètement surréaliste. Nous sommes des militants qui se battent contre un projet de décharge, on agit au grand jour, pas comme ce corbeau. "
Il est 19 h, et petit à petit, les Héraultais arrêtés jeudi matin à Saint-Pons-de-Thomières quittent le commissariat central de Montpellier, après y avoir passé plus de 48 h en garde à vue. " Les relations avec les officiers de police ont été excellentes, mais ils avaient en permanence des demandes d'investigations supplémentaires arrivant de Paris, il fallait prendre son mal en patience ", poursuit Marcel Caron, de Prémian, un retraité également impliqué dans la lutte contre un projet éolien. " Tout cela est quand même extrêmement désagréable quand on sait qu'on n'a rien fait ", ajoute l'un de ses camarades, arrêté avec dix autres personnes jeudi matin (...)
Peu après 20 h, le buraliste de Saint-Pons, qui semblait au coeur des soupçons policiers, est également libéré. " Aucune charge n'est retenue contre ces différentes personnes ", explique-t-on au parquet de Paris." Lire la suite...
 
 
La suite ...
 
Le dimanche 20 septembre
"Cellule 34
Thierry J., 51 ans, sans profession et membre d'un club de tir local, a été interpellé à son domicile en raison d'une concordance entre son ADN et l'ADN qui avait été extrait par la police scientifique sur les quatre premiers courriers envoyés par la mystérieuse "cellule 34", selon la même source.
Les perquisitions menées à son domicile ont été qualifiée de "fructueuses": les enquêteurs ont trouvé de nombreuses munitions correspondant aux calibres des balles glissées dans les courriers, notamment du 9 mm, du 7.65, des munitions de marque Gecko, une feuille chiffonnée qui serait un brouillon de lettre de menaces, des séries de timbres identiques à ceux utilisés et un ordinateur et une imprimante qui vont être expertisés.
Cet homme, handicapé, avait été entendu la semaine dernière comme témoin, une audition au cours de laquelle son ADN avait été prélevé, a précisé à l'AFP une source judiciaire.
"Obligation de résultat"
Début septembre, la police avait interpellé sept personnes avant de les relâcher. Cette affaire était devenue une priorité de l'Elysée. Le chef de l'Etat avait reçu début septembre les plus hauts responsables des forces de l'ordre et les avait sommés de faire avancer cette enquête.
Les enquêteurs avaient une "obligation de résultat", ont commenté à l'AFP des sources policières, notamment après une série d'interpellations infructueuses comme celles de début septembre qui avaient déclenché des protestations contre les méthodes employées par la police." Lire la suite ...
 
 
L'histoire sans fin ?
Mardi 29 septembre
" Une lettre de menaces adressée à Nicolas Sarkozy, contenant une balle de calibre 22 et postée à Roubaix, a été interceptée le 22 septembre par le service du courrier de l'Elysée, a-t-on appris de source judiciaire.
L'auteur anonyme de ce courrier, ajoute-t-on de même source, assure qu'il "prend le relais" de la "cellule 34", à l'origine d'une trentaine de lettres de menaces, souvent accompagnées d'une balle de revolver, adressées à des hommes politiques dont le chef de l'Etat.
Le parquet antiterroriste a saisi la section antiterroriste de la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris de l'enquête sur cette nouvelle lettre de menaces adressée à M. Sarkozy."
Source OF.

 
 
 
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