Le C@rnet du Terroir
Cahier patrimoine
 
Février 2010
 
L'église de Saint-Léry, monument historique
 
Cette église constitue l'un des lieux les plus intéressants de Brocéliande. Les amateurs du tourisme vert peuvent se rendre dans cette commune par la voie verte, allant de Questembert jusqu'à Saint-Léry.
 
 
 
Un paratonnerre en haut de l'église de Saint-Léry installé voici un mois est à l'origine de ce reportage.
Tout d'abord soeur Annick, élue municipale et " gardienne " de ce trésor du patrimoine architectural, qui est l'église de Saint-Léry a eu le réflexe d'avertir son voisin Jean-Yves Morin.
Jean-Yves muni d'un appareil photo a réalisé quelques clichés. Aimablement, il nous a donné le droit de les publier.

La pose d'un paratonnerre en haut de leur église paroissiale a été ordonnée par la municipalité dans le cadre de la remise au norme. Une équipe spécialisée dans la grimpe est intervenue au niveau du cloché de  l'église , classée monument historique.
 

 
Un peu d'histoire
Cette église a fait  partie du diocèse de Saint-Malo, et dépendait longtemps de l'abbaye de Saint-Méen-le Grand. Elle date du XIV, sauf le choeur qui est moderne.
 
A l'origine, elle ne devait comprendre qu'une nef  terminée par un chevet  flanquée et  deux chapelles. La chapelle  au nord  a disparu depuis bien longtemps.
 
L'église de Saint-Léry aurait été en partie construite avec les pierres provenant du monastère du Moinet en Concoret. Un monastère qui a abrité Éon de l'étoile, qui soignait les personnes atteintes de folie. Il affirmait que la folie n'était pas l'oeuvre du diable. Il fut traduit en 1148 pour hérésie devant le concile de Reims.
A la suite de ce jugement, le concile décida de raser le monastère.
 
 
Les deux croix du monastère du Moinet. Elles sont du XII, voir du XIème siècle.
 
 
 

Les cinq statues
Saint-Elocau, premier ermite installé dans ce lieu.
Judicaël, il a régné sur la Bretagne de 632 à 657.
Winégial, prêtre attaché au service du petit monastère consacré à Saint-Léry. Il vécut au IX ème.

Anne de Bretagne.
Saint-Léry, il viendrait d'Angleterre d'une noble famille. Mais sa légende le fit également naître à Tours sans préciser pourquoi, ni comment il arriva à Saint-Léry.

 
 
 
" A Tours, il s'appelait  Jérôme et qu'a son arrivé dans notre pays il se mit au service d'un prêtre. Celui-ci était très exigeant, et ne voulait pour faire sa messe, que l'eau de la fontaine de Lorfouillé qui était assez éloigné du presbytère.
Il fallait que chaque matin, son domestique qui lui servait aussi la messe allât par n'importe quel temps lui chercher de l'eau. Cela ennuyait fortement le petit Jérôme. Or un matin, il neigeait et le froid était très vif.
Le petit enfant de choeur s'en alla dans le jardin du presbytère, frappa la terre de son bâton en priant Dieu d'y " faire sourdre une fontaine dont le goût serait le même que l'eau de la source de Lorfouillé. " Dieu exauça sa prière.
Ce fut le seul miracle accompli par Léry dans son intérêt.

L'autre version fut qu'il vint d'Angleterre, plus précisément d'Aleth. Il débarqua sur la côte de Saint Malo, puis après un bref séjour sur les bords de l'Oust, Léry fut accueilli par Judicaël qui lui donna l'ermitage d'Elocau. Léry habita ce lieu de façon solitaire afin de s'adonner à la vie contemplative.
Mais bientôt, attirés par la renommés de ces vertus, des compagnons se joignirent à lui, il dut alors se résoudre à construire d'autres cellules, et, cela aboutit à la construction d'un monastère, situé entre la doueff et l'actuel presbytère.
 
Cet homme était doté de vertus exceptionnelles. En compagnie de ses disciples, il s'efforça d'acquérir la perfection religieuse en pratiquant l'oraison le détachement des biens terrestres et l'esprit inférieur.
Il était aimé de tous et particulièrement du roi Judicaël et des grands de sa cour, ce qui, à l'époque n’était pas facile à obtenir quand un prêtre désirait accomplir son devoir.
Aux paysans, il enseignait à bien cultiver la terre, à sauver leur âme en remplissant leurs devoirs de chrétiens. Il a suivi la ligne des grands moines bretons : Saints Guénolé, Tugdual, Brieuc, Gildas, Samson, Malo et Méen. "
 
 
 
Le tombeau de Saint-Léry
Entouré de cinq anges, il date du début du XVIème.
Sur le haut du monument, Saint- Léry est couché tenant sa crosse, portant un livre, ayant une fleur à huit pétales sur la poitrine et un chien à ses pieds. 

Sur la bordure de la table, une inscription gothique en relief est visible
" cy fut mis le corps de monseigneur sainct léri "
Au-dessus du tombeau, on remarque un petit bas-relief en bois, du XVIème siècle, représentant la mort de Saint- Léry, son convoi et son glorification.
 
 
 
Porte d'entrée 
Quatre personnages ornent cette porte :
Jésus bénissant avec trois doigts,
Saint Pierre brandit une clef unique,
Saint Léry présente la Sainte Eglise avec les deux bourgeonnements qui se trouvent sur sa crosse,
Saint-Meen dompte les païens.
 
 
L'homme dévoré par ses sept pêchés capitaux et
Saint-Michel terrassant le dragon
et Saint-Georges.
 
 
La fontaine
Cette fontaine sort de terre dans le jardin du presbytère, coté nord. Surmonté d'une belle croix, elle avait des vertus de préserver et de guérir les chevaux. Pour la guérison, il fallait laver la partie malade, il arrivait également qu'on y plonge l'animal entier quand son mal était quasi incurable.
Le pèlerinage avait lieu le dernier dimanche de septembre.
 
 
 
La Pierre sacrée
Les femmes venaient poser leurs mains sur cette pierre qui était symbole de fécondité.
 
 
Le retable d'autel
Il date de 1713, et le tableau peint à l'huile date de 1719, et fut l'oeuvre de Jean Roulleau. Les statues de ce retable représentent Saint-Léry et Saint Mathurin, elles ont été réalisées par Mr Deshayes en 1724.
 
L'autel date de 1900 et a été conçu suivant les plans de Mr De La Morlais. Les boiseries de la chapelle du sacré coeur proviennent de celle du Lou. Elles ont été bâties en 1717 par Mathurin Desgrées en l'honneur de Sainte- Anne et Saint-Jean.
 
 
 
L'horloge sans cadran
Cette horloge dont le mécanisme date de 1354 a la particularité de ne pas posséder de cadran. Le mécanisme fonctionne à l'aide de deux grands blocs de granit servant de poids, elle remplit sa fonction en sonnant les heures et les demi-heures.

Source : visite guidée de Saint-Léry écrite par Gaétan Laubé, en savoir plus... 

 
 
Les informations affichés
dans l'église
 
 
 
 
 
 
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