Le C@rnet du Terroir
Cahier société
 
Janvier 2009
 
A la soupe chez les cantinières
 
Dans le pays de Mauron, seulement deux communes ont gardé leurs cantinières pour cuisiner les repas des écoles : Néant- sur-Yvel et Concoret . 
 
 
Il est 8h45, Liliane Duchesne, 51 ans, cuisinière en titre de la cantine communale de Néant-sur-Yvel arrive au travail. " Mon menu est prêt, nous les préparons huis jours à l'avance. Chaque matin, je fais le point avec les écoles pour connaître le nombre d'enfants présents. Ensuite, je commence à éplucher les légumes pour midi. C'est toujours frais et on les cuisine nous mêmes " souligne Liliane qui est cantinière depuis 1985.

 

Originaire de cette même commune, elle donnait déjà à manger dans cette cantine à ses trois enfants " ils sont arrivés en 1981. Et aux autres enfants, comme s'ils étaient les miens. Aujourd'hui, ce sont les enfants des enfants des années 80 qu'on nourrit. Les familles ont confiance en nous, alors on essaye de faire du bon. Pour cette petite cantine, on continue de cuisiner des plats traditionnels et comme la municipalité est pour, alors ça marche ! "
 
Liliane a suivi des formations pour la gestion, la nutrition et l'accompagnement des enfants. " Nous n'avons pas de problème sur la nutrition des enfants. Juste un enfant est allergique au lait. On le sait et on fait attention. Tous ces enfants, c'est comme les notres, on les écoute et les dorlotte. "
 
Les contrôles sanitaires ont lieu une fois par an, et vétérinaires tous les trimestres.
 
A ses côtés, Maryvonne Odic, 60 ans, également née à Néant-sur-Yvel. Employée par la commune en 1981, depuis elle travaille régulièrement à la cantine. " A cette époque, on avait plus de cent enfants à venir " se souvient-elle, parmi eux, ses trois enfants venaient manger aussi.
" Ici, nous avons une bonne ambiance, nous préparons les menus ensemble en s'inspirant de la cuisine traditionnelle. Ce sont nos recettes, nos idées.  Les crêpes, les galettes, les soupes, et biens d'autres plats tout est fait ici sur place. On achète le pain chez le boulanger à côté " Maryvonne annonce avec un grand sourire. 

 
Lors des voeux du maire et de son conseil, Maryvonne a été remerciée par toute la commune pour son dévouement. Elle a reçu la médaille de la commune et aussi la distinction nationale : la Médaille d'honneur régionale, départementale et communale, attribuée par le préfet.
 
Noëlle Le Borgne, 49 ans, originaire de Mauron est arrivée à Néant-sur-Yvel voici 28 ans. Elle est employé par la municipalité depuis 1999, son rôle est entre autre d'assurer le service du midi à la cantine pour une soixantaine d'enfants.

 

Les trois cantinières travaille au quart temps et sont rémunérées par la commune.
Un choix du maire, Philippe Louapre et de ses conseillers. " Nous avons deux écoles, une publique et une privée. Les enfants des deux écoles mangent ensemble à la cuisine communale et ce depuis que la cantine existe, plus de 40 ans. Elles préparent les repas sur place " explique le maire.
Et ajoute " faire autrement ? Ça  ne m'est même pas venu à l'idée ! On prépare sur place, des bons plats traditionnels avec des légumes frais, si possible de chez nous. "
 
Le prix du repas est d'environ 5,80 €. La moitié est à la charge de la  municipalité et le seconde moitié 2,90 € pour la famille. Les produits frais de la saison sont utilisés pour composer les repas.
 
" On parle de plus en plus de la mal bouffe, moi je tiens à la bonne cuisine. C'est d'autant plus important quand il s'agît des enfants. Ils grandissent et c'est primordial qu'ils mangent bien. Aussi, qu'il forment leurs goûts culinaires : les saveurs de vrais légumes, de la viande... Le palet se forme dès le plus jeune âge ! "
 
Philippe Louapre, maire, est restaurateur de métier. La bonne cuisine pleine de saveurs est forcement importante pour lui.

 
Ce jour au menu : du thon et les carottes râpées, du riz complet et des escalopes à la crème fraîche avec champignons, de la compote de pommes en dessert.
 
A Concoret, également de vrais cantinières préparent les repas. Les deux écoles mangent ensemble, les plats sont aussi concoctés sur place avec des produits souvent locaux pleins de saveurs. La gestion de cette cuisine est assurée par le Centre permanent d'initiatives pour l'environnement ( CPIE ) forêt de Brocéliande.     
 
 
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