Le C@rnet du Terroir
Cahier patrimoine
 
Avril 2009
Mars 2009
Février 2009
 
La vie paroissiale mauronnaise et ses bénévoles
 
Autrefois " Mauron dépendait de l'abbaye de Paimpont, du diocèse de Saint-Malo, et du doyenné de Lanouée."

 

Mercredi dernier, le 4 février plusieurs personnes se sont retrouvées à l'église paroissiale de Saint-Pierre de Mauron.
Les uns : habitants du village Saint-Guinel en Mauron sont venus enlever la représentation de la crèche de la Nativité.
Le second groupe : les paroissiens responsables de la décoration de l'église ont été présents pour les changements des fleurs et nettoyage de l'église.
 
Ce fut l'occasion de rencontrer ces habitants et parler de leurs activités liées avec la paroisse.
 
L'église de Mauron
Aujourd'hui, la paroisse de Mauron se situe dans le doyenné de Mauron-laTrinité-Porhoët. Depuis l'an dernier, père François Marbaud est le curé doyen. Il est aussi le recteur de toutes les paroisses du canton de Mauron (sept communes). Le doyenné est dans le diocèse de Vannes.
 
Autrefois " Mauron dépendait de l'abbaye de Paimpont, du diocèse de Saint-Malo, et du doyenné de Lanouée. (...) De l'ancien édifice de l'église paroissiale de 1525 ne subsistent que la nef centrale et le porche méridional. La tour-porche, haute de 33 mètres, date de 1713. " 
 
 
" L'église est agrandie et restaurée au 19 ème siècle (en 1866-1867). Le portail sud, sculpté de feuilles de chou et de rois de la Bible, date de 1525 et la sacristie date de 1790. Les sculptures du 15-16 ème siècle que l'on peut voir sur la porte, représentent en plusieurs panneaux la Création de la Femme, la Tentation d'Eve, le Meurtre d'Abel, l'Annonciation, la Nativité, l'Adoration des bergers et d'autres scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament. Sur l'autel, on peut voir un tableau de Maria Goretti, jeune Sainte en chrétienté. "
 
 
" Dans la sacristie, se trouve une huile sur toile représentant le "Christ en croix", oeuvre de Claude Mouraud (peintre de Rennes) et qui date de 1682 (don de Maurice de Bréhan et Louise de Quélen, son épouse). L'église abrite des statues du saint Sauveur, de la Vierge et de saint Jean Baptiste. A signaler aussi, que deux tableaux du 18 ème siècle, autrefois dans la chapelle de La Touche-Régaut, sont conservés dans l'oratoire du presbytère " nous informe la lettre de l'ABREC.
 
 
 
Gilles Montgobert, passionné du patrimoine local écrit notamment ceci sur l'histoire de cette église et sa place.
 
"La Révolution avait aboli les cimetières autour des églises à cause de la pollution microbienne qui produisait des épidémies (typhoïde et autres). Il faut savoir qu'à Mauron le quart des nouveaux-nés mourait avant un an et que l'espérance de vie n'était encore au XIX ème siècle que de 38 ans et six mois. Quand on voulut enterrer les morts, les fosses se remplissaient aussitôt d'eau.
 
On dut, en 1810, opter pour la place du cimetière actuel et l'ancien cimetière autour de l'église fut définitivement rasé en 1867. Déjà, le 24 juillet 1862, au conseil municipal, on avait émis l'hypothèse d'agrandir l'église sur un projet du 28 juillet 1859. L'ancienne église en croix latine datant du XVI ème siècle s'avérait trop petite. Le choeur, écroulé en 1760, avait été réparé en 1790 et une sacristie ajoutée en 1791 " lire la suite.  
 
 

 
Des nombreux vitraux et statues se trouvent dans cette église. Les saints non seulement français, bretons y sont  représentés, aussi des saints italiens, portugais, espagnols, écossais et polonais.
 
 
La municipalité actuelle dans son mandat précédent a réalisé de nombreux  travaux de rénovation de cette église.
 
" Parce que c'est notre église "
Chaque année, la crèche de cette église est créée et installée par les habitants d'un quartier de Mauron. Pour le Noël 2008 ce sont les habitants de Saint-Guinel qui l'ont réalisée.
 
 
Ce village situé à la sortie de Mauron direction Ploërmel compte vingt-trois habitants. L'un d'eux, Pierre Payen, a décidé avec l'aide de ses voisins de s'engager à réaliser cette crèche. " Il est venu nous voir en sachant que mon mari est passionné de maquettes " annonce Christiane Dumazateau, qui avec son époux Daniel habitent à Saint-Guinel depuis vingt-trois ans.
" Chaque famille de notre village a contribué à la réalisation de cette crèche. C'est important parce que c'est notre église " souligne Christiane.
Le résultat a été très apprécié. Cette crèche, comme dira père François Marbaud, " c'était la beauté dans la simplicité. "
 
 
Pour ce Noël-là, une quarantaine de lampions ont été préparés pour les enfants. " Je ne sais pas qui a eu l'idée de ces lanternes. Nous avons plusieurs familles qui se sont impliquées dans la préparation de ce Noël. Les paroissiens nous aident beaucoup. Je ne sais pas si on peut le dire mais nous aimerions aussi que les jeunes se sentent également concernés" souhaite Olivier Lorne, diacre de Mauron, arrivé en même temps que père Marbaud.
 
 
La crèche a été édifiée juste à côté de l'autel, s'intégrant ainsi parfaitement  dans l'architecture de l'église. " Nous avons trouvé que cet endroit s'apprêtait très bien pour cette crèche. Les murs en pierre apparente faisaient penser à une bergerie dans une grotte. Nous avons placé l'Etoile de berger pour respecter l'histoire biblique  " expliquent Christiane et Daniel.
 
 
Ce mercredi, début février Daniel Dumazateau a stationné son tracteur devant l'église " il est temps de tout enlever. Pour la construire, nous avons commencé en novembre. Pour faire au plus réel, nous avons utilisé les broches, la paille... Avant de la monter ici, nous l'avons construite chez nous pour voir si tout va bien, ensuite il nous a fallus quatre jours pour la mise en place à l'église " se souviennent Daniel et Christiane.
 
 
Il est important de souligner que Christiane et Daniel ont aussi restauré les grands santons de cette crèche. " A Marie, il manquait des doigts, Jésus avait le bras décollé, le visage du berger a été en partie cassé, la vache n'avait plus de cornes " Christiane énumère les statuettes en plâtre abîmées. Le savoir faire de Christiane en arts plastiques a facilité la rénovation de ces personnages qui appartiennent à l'église.
 
 
Les habitants de Saint-Guinel : Daniel et Christiane Dumazateau, Suzanne Payen et David Perrault venus pour le démontage de la crèche ont bien voulu expliquer leur engagement en direct.
Voir la vidéo en cliquant sur la caméra.
 
L'an prochain, un autre quartier de Mauron  s'engagera dans la création de cette crèche.
 
 
Les paroissiens embellissent l'église toute l'année
" Comment accueillir les chrétiens ? Tout d'abord par la beauté de la liturgie et aussi la beauté florale " annonce le père Marbaud.
Si la première de ces missions est dans son cadre de compétences, pour la seconde il est fort aidé par les paroissiens.
 
" Nous sommes cinq équipes de deux personnes " expose Thérèse De Saint Jan. Et poursuit " cette idée de l'embellissement de l'église a été initiée par Anne Blanchard et Germaine Houdeline. Anne est âgée de 87 ans et Germaine n'est plus avec nous. Alors c'est la fille de Germaine : Reynald Maudieu qui a pris la responsabilité de continuer cette action. Elle et son époux Yves font partie du premier groupe.  Ensuite, nous avons Gisèle Durelicq et Éliane Cherel, Marie Collet et Annick Champalaune, Thérèse Coudé et Simone Delalande, Bernadette Poirier et Marie-Berthe Desbois, mon mari Georges et moi. "
Mardi 10 février, nous avons rencontré ces équipes. 

 
 

 
 
Aller du visible à l'invisible
En poussant la porte d'une église, est-ce pour apprécier sa beauté architecturale ou s'abriter pour prier, on y trouve souvent une décoration florale longuement réfléchie.   
Associer les compositions florales à la liturgie catholique est un savoir-faire.
" Dans son intitulé : " le bouquet liturgique ", deux notions différentes, bien qu'indissociables, apparaissent : la technique en art floral et la liturgie : Recherche esthétique et spirituelle sont associées. La technique est nécessaire mais on ne peut pas utiliser indifféremment n' importe laquelle," lire la suite
 
A Mauron, plusieurs petites mains s'affairent toute l'année pour embellir l'église.
Avec l'arrivée du père Marbaud,  quelques " petits changements " ( façon de dire ) se dessinent sur l'horizon.
 
Le 10 février dernier, ces bénévoles ont rencontré père Marbaud.
" Tout d'abord cette rencontre, c'est pour faire votre connaissance et vous remercier pour tout ce que vous faite pour l'église "  a-t-il annoncé.
Nombreuses questions ont été posées lors de cette rencontre.
 
 
" - Les messes au Bois de la Roche sont prévues à quelles dates ? "
" - Désormais, nous aurons une messe par an dans cette église : le 1er janvier."
" - Pouvez-vous nous donner les dates des cérémonies les samedis pour qu'on puisse s'organiser ? " ( Pour décorer l'église, cette équipe travaille les samedis. )
" - Voilà pour votre organisation, le tiercé en désordre. " Rire. Le nouveau curé a une manière bien à lui d'exposer les choses : directe et conviviale.
Pour noter les dates en questions, les bénévoles ont sorti les agendas.
Entre temps, Olivier Lorne, diacre, passe " pour dire bonjour aux artistes. "
 
 
Retour à l'embellissement. " En février et mars, on attend un peu. C'est un temps simple et la décoration doit aller avec. Pour le mercredi des Cendres, nous sommes tous à genoux à regarder les feuillages.... " rire de nouveau. Puis père Marbaud distribue les fiches dominicales " pour donner des idées  de décorations en lien avec la liturgie. "
" Pour le dimanche des Rameaux, il nous faut une palme de 3 mètres ! "
mince affaire, il s'engage à la trouver.
 
D'autres bonnes nouvelles :
retour de la procession pour la Fête Dieu, cette année dans le parc de l'Action de Grâce et la Profession de foi aura lieu le jour de l'Assomption.   
Quant à la Pentecôte, il n'y aura pas de messe à Mauron, mais la veille dans les petites paroisses.
 
Connaître plus sur les fleurs dans la liturgie voir  Fleurs qui chantent (cliquez sur les mots soulignés).
 

 
La Fête de la  paroisse
Quant à tous les autres paroissiens, ils ont eu rendez-vous dimanche 8 février pour la grande Fête de la paroisse.
Lors de cette fête, les enfants ont proposé une animation : la procession avec les lampions, le partage de petits textes illustrés et le chant. Pour ce faire, les enfants ont été aidés par Fabienne Gortais et Margaret Josse. Cette rencontre, organisée depuis de très nombreuses années, permet à tous les paroissiens de se retrouver d'abord pour la messe puis au repas toujours amical.
 
Les permanences d'accueil au presbytère : du lundi au vendredi de 14h à 18h et le samedi de 9h à 12h.
Contact : 02 97 22 61 54.
 
 
 Pour une manif. religieuse.
 
 
" Apparemment, le curé a des idées folles : pour faire craquer le coeur de Dieu, il projette d'organiser une " manif pour Dieu " lit-on dans le dernier bulletin du doyenné du Porhoët à Brocéliande La Barque de Pierre .
 
Ce bulletin mensuel publié pour les paroisses du pays de Mauron et du Porhoët de temps en temps arrive dans nos boîtes aux lettres. Cependant, depuis l'arrivée en septembre 2008 de père François Marbaud, nouveau curé, nous ne l'avons pas reçu jusqu'à cet exemplaire du mois de mars 2009. Après la petite lecture en diagonale de ce matin, nous y avons plongé entièrement au début de l'après-midi. Et alors c'est du tonnerre !    
 
 
Poèmes, petites histoires drôles, interview, éditorial, chroniques et d'autres genres littéraires certains anonymes et d'autres signés comme par exemple " L'indiscret - F.M ".
On avait bien le pressentiment que le nouveau curé " à du chien ", aujourd'hui nous sommes persuadés. On dirait même qu'il fait partie de ces prêtres ( quelques-uns ont laissé leur nom dans le pays de Brocéliande ) qui savaient bousculer les habitudes. Un homme d'esprit dans le pays des esprits. 
 
Nous vous citons quelques phrases pour vous donner de l'appétit. Le bulletin est disponible ( a priori ) au presbytère ( c'est en face de l'église de Mauron, non pas chez Franck, mais de l'autre côté de la rue Nationale. )
 
 
" La vie dans nos paroisses
 
Assemblée paroissiale à Saint-Brieuc de Mauron.
Eh oui ! les visites pastorales de M. le Curé ne sont pas terminées. Entre deux obsèques, il est à l'oeuvre avec son inséparable diacre, Olivier ... Une idée qui germe : une Veillée mariale, proche du 15 août, pourrait voir le jour.
 
Impasse de l'avenir
Notre secteur est passé de trois prêtres à un. Il y a un peu plus de dix ans, il y en avait six pour le même travail ! (...) l'avenir sera plus difficile. Les prévisions sont claires : il y aura un prêtre à Mauron et un à la Trinité. 
 
Pour une manif. religieuse.
Apparemment, le curé a des idées folles : pour faire craquer le coeur de Dieu, il projette d'organiser une " manif pour Dieu. " Bien sûr, pour les plus anciens, on peut penser : procession !... Mais où ? ... Eh bien, à l'Action de grâce pour cette année ! (... ) Mais au fait, cette "Manif" est-elle programmée ? (... ) le jeudi 18 juin, en soirée, en soirée semble très indiqué...
 
A en perdre la boule...
Avez-vous remarqué que notre bulletin est passé du n°273 à 275, puis 274 à 276 que se passe-t-il ? les machines se sont-elles emballées ? Les scriptes sont-ils trop lents ? ( ou myopes ).
Toujours est-il que votre Pasteur ne va pas vite mais ne perd pas de temps. Combien de fois ne regrette-t-il pas qu'il n'y ait que 24 h dans une journée, qu'il faille dormir, manger... alors qu'il y a tant de frères et soeurs à écouter, tant de choses à faire !... Seigneur faite que votre Serviteur ne dépasse pas 30h de travail par jour, pour ta gloire...
 L'indiscret -F.M."
 
 
Dans ce bulletin, vous trouverez aussi le poème Éloge du Coup de chance par Marie Le Coupanec de Campénéac ; un interview d'Olivier Lorne, diacre à Mauron depuis septembre dernier et qui sera ordonné prêtre en juin prochain " je suis resté militaire jusqu'à mon arrivée à Mauron " confie Olivier à André Chantreau, auteur de cet entretien ; un témoignage " Le pain avant l'or " de Joseph Thomas et un autre éditorial cette fois par père Marc Artigues.
 
 
 
La Semaine Sainte
Le temps passe si vite. Cet après-midi jeudi 9 avril, la porte de l'église était ouverte. Avec l'espoir de rencontrer les dames qui s'occupent de l'embellissement de l'église,  nous y sommes rentrés.
 
L'église était déjà fleurie sobrement pour la célébration du Jeudi Saint.
 
Un bruit, comme un battement d'ailes vibrait quelque part sur les hauteurs. Les pigeons ?
" Non, c'est le vent dans les vitraux" explique père Marbaud sorti de la sacristie.
 
Les grandes bannières accrochées sur les piliers présentent les symboles  de la chrétienté, de Pâques.
Dans quelques heures, les paroissiens remplieront ce silence de prière.
Noël est loin.
Dans l'emplacement de la crèche, un second autel a été dressé. Jusqu'à dimanche, le temps  de la Résurrection.
 

Jeudi Saint
 

Vendredi Saint
Cemin de Croix
 

Samedi Saint
Veillée pascale
 

Dimanche. Réssurection.
 
 
 
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